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lundi 23 mars 2009, par André Blondel Tonleu Mendou
Introduction
Depuis l’année 2008, le débat politique international est rythmé par la présidentielle américaine.Cette élection aurait toute raison de faire vibrer la communauté internationale, et l’Afrique en particulier.C’est l’expression manifeste de la maxime internationalement reconnue selon la quelle : « Quand L’Amérique tous, l’Afrique à le rhume ».
Le 04 Novembre dernier, suite à sa brillante victoire sur le sénateur John McCain, la scène internationale, a connu une liesse sans précédent. Spécialement en Afrique, plusieurs sont ceux qui pensent que l’élection de Barack Obama, viendra comme d’un coup de baguette magique changer le niveau de vit des africains.Autrement dit, si moise a délivré le peuple juif de l’esclavage en Egypte, pour la quasi majorité des africains, Obama viendra leur sortir du sous développement. Cette attitude est davantage matérialisée par les joies populaires dans plusieurs pays d’Afrique,et singulièrement au Kenya,ou le président en exercice Mwai Kibaki a décrété le jeudi 06 Novembre,jour férié afin de permettre aux Kenyans de célébrer « l’exploit historique du sénateur Obama et de notre Pays » Il écrivait pendant ce temps à l’heureux élu : « nous sommes immensément fiers de vos racines kenyanes ». Ainsi, comme on pouvait l’entendre, plusieurs sont ceux qui attendent les retombées économiques de cette élection.
Si pour plusieurs chefs d’Etats comme Mwai Kibaki, cette élection peut être porteuse pour l’Afrique, d’autres à l’instar d’Abdoulaye Wade appels à plus de prudence.Dans ce fil d’Ariane, il affirme : « Nous ne demanderons pas plus à Barack Obama qu’a ses prédécesseurs…Nous ne lui demanderons même pas autant ».Ce courant prudent, conforterait ainsi la position du monde diplomatique selon la quelle aux USA, « les présidents changent, mais, l’empire Américain demeure » [4]
Au regard de ces positions, qui oscillent entre rêve et réalisme, optimisme et pessimisme, espoir et désespoir, peut on penser que l’élection de Barack Obama aux USA aura un impact mélioratif pour l’Afrique ? Plus précisément,les décisions prises par Barack Obama à partir du 20 janvier Prochain à 12h00 seront-elles favorables à l’Afrique ou Obama se comportera t-il comme ses prédécesseurs ? En réponse à cette question, le continent balance entre espoirs d’hypothétiques retombées, et un réalisme froid.Si en Guinée équatoriale les « Obamaphiles » lui trouve des racines fangs, l’ethnie majoritaire ou Obama signifie « l’épervier » ou « l’aigle », Obama est un Américain avant d’être autre chose. Il n’est pas le seul à avoir ses racines hors des USA « au finish, ils sont tous américains » Wade.
Dans cette perspective,il serait nécessaire,avant d’analyser le réalisme froid ou la face cachée de l’axention du premier noir à la maison blanche(II),d’envisager tout dabord une autopsie sur l’espoir d’hypothétique retombées de l’élection de Barack Obama pour l’Afrique(I)
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ANDRE BLONDEL TONLEU MENDOU je me nomme.Je suis titulaire d’un deug en Droit et science politique de l’université de Dschang(Cameroun), d’une licence en Droit et science politique et actuellement je suis étudiant en master Droit public fondamental de l’université de Dschang. la lecture,l’écriture,les droits de l’Homme le football et les relations internationales constituent mes passions majeures.
je suis de ceux qui pensent qu’être Homme c’est précisément être responsable.C’est être fiers d’une victoire que des camarades ont remportés,c’est être perturbé par une situation qui ne semblait dépendre de soi.C’est sentir qu’en posant sa pierre on contribue à batire le monde.
Tel +237 99 04 87 78
Introduction
Depuis l’année 2008, le débat politique international est rythmé par la présidentielle américaine.Cette élection aurait toute raison de faire vibrer la communauté internationale, et l’Afrique en particulier.C’est l’expression manifeste de la maxime internationalement reconnue selon la quelle : « Quand L’Amérique tous, l’Afrique à le rhume ».
Le 04 Novembre dernier, suite à sa brillante victoire sur le sénateur John McCain, la scène internationale, a connu une liesse sans précédent. Spécialement en Afrique, plusieurs sont ceux qui pensent que l’élection de Barack Obama, viendra comme d’un coup de baguette magique changer le niveau de vit des africains.Autrement dit, si moise a délivré le peuple juif de l’esclavage en Egypte, pour la quasi majorité des africains, Obama viendra leur sortir du sous développement. Cette attitude est davantage matérialisée par les joies populaires dans plusieurs pays d’Afrique,et singulièrement au Kenya,ou le président en exercice Mwai Kibaki a décrété le jeudi 06 Novembre,jour férié afin de permettre aux Kenyans de célébrer « l’exploit historique du sénateur Obama et de notre Pays » Il écrivait pendant ce temps à l’heureux élu : « nous sommes immensément fiers de vos racines kenyanes ». Ainsi, comme on pouvait l’entendre, plusieurs sont ceux qui attendent les retombées économiques de cette élection.
Si pour plusieurs chefs d’Etats comme Mwai Kibaki, cette élection peut être porteuse pour l’Afrique, d’autres à l’instar d’Abdoulaye Wade appels à plus de prudence.Dans ce fil d’Ariane, il affirme : « Nous ne demanderons pas plus à Barack Obama qu’a ses prédécesseurs…Nous ne lui demanderons même pas autant ».Ce courant prudent, conforterait ainsi la position du monde diplomatique selon la quelle aux USA, « les présidents changent, mais, l’empire Américain demeure » [4]
Au regard de ces positions, qui oscillent entre rêve et réalisme, optimisme et pessimisme, espoir et désespoir, peut on penser que l’élection de Barack Obama aux USA aura un impact mélioratif pour l’Afrique ? Plus précisément,les décisions prises par Barack Obama à partir du 20 janvier Prochain à 12h00 seront-elles favorables à l’Afrique ou Obama se comportera t-il comme ses prédécesseurs ? En réponse à cette question, le continent balance entre espoirs d’hypothétiques retombées, et un réalisme froid.Si en Guinée équatoriale les « Obamaphiles » lui trouve des racines fangs, l’ethnie majoritaire ou Obama signifie « l’épervier » ou « l’aigle », Obama est un Américain avant d’être autre chose. Il n’est pas le seul à avoir ses racines hors des USA « au finish, ils sont tous américains » Wade.
Dans cette perspective,il serait nécessaire,avant d’analyser le réalisme froid ou la face cachée de l’axention du premier noir à la maison blanche(II),d’envisager tout dabord une autopsie sur l’espoir d’hypothétique retombées de l’élection de Barack Obama pour l’Afrique(I)
I – l’Espoir d’hypothétiques retombées de l’élection d’Obama sur l’Afrique
Plusieurs faits peuvent nous emmenés à penser que d’Ici le 20 Janvier, on pourra assister à une nouvelle conception de la politique étrangère des Etats-Unis d’Amériques à l’égard de l’Afrique.La relation fusionnelle entre les USA et l’Afrique (A), la possible augmentation de l’enveloppe de l’aide consacrer à l’Afrique (B), et le profile de Barack Obama, (C) affirment et confirment qu’il est possible d’espérer de cette élection.
A- La relation fusionnelle entre L’Amérique et l’Afrique
Entre l’Amérique et l’Afrique, il a toujours existé une relation fusionnelle marquée par la grande proportion de noirs présent aux USA (environ 12% de’ la population américaine).Cette liaison entre les deux continent a été historiquement possible à la faveur des migrations des peuples, mais surtout par l’évènement triste qu’a été la traite négrière.La traite négrière avait ainsi permis le peuplement de l’Amérique par des milliers de négro africains. La fin de l’esclavage à donné naissance à deux Etats Africains : Le Libéria, et la Sierra Léonne.
Tenant compte de cette réalité, la cote de popularité de Barack Obama est particulièrement élevée en Afrique subsaharienne, ou les citoyens de tous les pays, et de toutes les générations, le perçoive comme une sorte de super-Nelson Mandela comme le messie attendu impatiemment après plusieurs siècles d’esclavages, de colonisation, d’oppression, et de pauvreté. Au Kenya, pays de son feu père, l’unité national s’est fait autour de son nom.Pratiquement, tout le monde espérait le voir vaincre, afin qu’en tant que chef de l’Etat le plus puissant du monde, il vienne au secours du kenyan et de l’Afrique.Véritable mythe vivant, Obama est donc déifié, comme futur sauveur du pays et du continent, comme l’envoyé spécial de Dieu devant conduire l’Afrique vers la Terre promise qu’est le développement. L’espoir autour de cette élection est de plus en plus nourri par le discours d’après élection de Barack Obama. Discours dans le quel il affirmait : « A ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières,des parlements aux palais,en passant par ceux qui sont assemblés autour d’une radio dans les coins reculés du monde, nos histoires sont singulières, mais nous partageons le même destin » [3] L’une des raisons qui permettent d’espérer de cette élection réside sans doute dans l’espoir d’un possible augmentation de l’enveloppe de l’aide destinée à l’Afrique (B)
B- une possible augmentation de l’enveloppe de l’aide publique au développement en faveur de l’Afrique
En Afrique, plusieurs sont ceux qui pensent que Obama, arriver à la maison blanche, sera très sensible aux problèmes de l’Afrique.IL pourra de ce fait peser de tout son poids pour la réforme du conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que le G8.Ce ci pour permettre aux Africains d’exprimés leurs positions dans la gestion du monde contemporain.Mais surtout il agira dans l’optique d’augmenter l’enveloppe de l’aide destinée à L’Afrique.
Dans ce fil conducteur, Barack Obama a promis de renforcer « l’African Growth and opportunity act » cette loi initiée par le président Bill Clinton, qui ouvre en principe, le marché Américain, aux exportations africaines. A L’analyse de son livre intitulé l’audace d’espérer, [1] précisément à la page 18, on peut observer cette reconnaissance de sa philanthropie, ou encore de son humanisme pour les noirs, et par conséquent l’Afrique : « Je suis prisonnier de ma propre histoire.Je ne peux m’empêcher de voire l’expérience américaine à travers le prisme d’un noir à l’héritage métissé, gardant sans cesse à l’exprit que des générations d’hommes et de femmes qui me ressemblent ont été asservis et stigmatisés »
L e profile de Barack Obama semble être plus rassurant pour les africains
C- Le profile de Barack Obama
Obama a eu à travailler dans les milieux pauvres.élévé par ses grands parents maternels, promis à une carrière dans la finance après son passage au département de relations internationales de la Columbia university.IL a commencé comme travailleur social dans les ghettos du sud de Chicago.Il y aide les résidents à s’organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, ou l’ouverture des bureaux d’embauche. On peut penser que son profile social dans les milieux de Chicago, est un signe avant coureur qui tend à démontrer, qu’il aura une politique moins défavorable aux pays du tiers monde et à l’Afrique en particulier. Ainsi sera-t-il possible de quitter de l’unilatéralisme américain au multilatéralisme, des institutions du 20e siècle à une réforme des institutions du 21e siècle qui puisse prendre en considération, les mutations introduites dans les relations internationales (mondialisation, changements climatiques, terrorisme international, émergence de nouvelles puissances économiques).
Loin des espoirs hypothétiques suscités par l’élection d’Obama, force est de constater pour le déplorer, que ces espoirs hypothétiques qui animent la quasi-majorité des africains, semblent plus relevés du rêve, et surtout de l’idéalisme.Pour être claire, il s’agit d’espoirs fantasmagoriques. Car, n’étant pas fondés sur les enjeux qui structurent le jeux international.Les relations internationales, étant une structure structurante et structurée, dans la quelle, il n’ya pas d’amis, il n’ya pas d’ennemis, il n’ya que des intérêts.Cette position est d’avantage renchérie par le programme politique d’Obama, la campagne électorale, le système et la vie politique américaine.
II- Le réalisme froid de l’élection de Barack Obama : Du prolongement de l’empire américain à la continuité dans les relations américano- africaines
La réalité froide de l’élection de Barack Obama,nécessite que l’on face une carthasie de son programme politique(A),que l’on insiste sur ses liens distendus avec l’Afrique(B),en clôturant ce raisonnement par l’analyse du système et la vie politique américaine(C). Cette démarche nous permettra de comprendre sans trop de peine, qu’en faite, l’élection de Barack Obama, invite tout simplement à se réjouir de l’évolution des mentalités dans le monde au sujet des Droits de l’Homme, et qu’une élection d’un chef d’Etat occidental ne peu en aucun cas changée la situation de tout un pays. Cela s’avère être d’autant véridique que dans son discours d’Après élection, Obama affirmait : « Ce soir, je pense à cette femme qui a voté à Atlanta (…) Ann Nixon Cooper a 106 ans. Elle est d’une génération née juste après l’esclavage. A une époque à la quelle quelqu’un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raison : parce que c’était une femme, et à cause de la couleur de sa peau » [2] A- Le programme Politique De Barack Obama
Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009, devra affronter une série de difficultés économiques, d’une ampleur sans précédent depuis la grande crise de 1929.Nous analyserons ce programme dans sa version économique (1), environnementale (2), sanitaire (3), et internationale pour constater que dans sa globalité il n’a qu’un seul objectif : renforcer la puissance américaine à travers le monde dans toutes les dimensions.
1- le programme économique de Barack Obama
L’équipe Obama a prévu la baisse des impôts pour 95% des ménages américains.Des taxes pour le revenu supérieur à 250 000 dollars annuels.La réduction fiscale de 500 dollars par salarié et de 1000 dollars par famille américaine, la supréssion des impôts pour les personnes âgées, dont le revenu ne dépassent pas 50 000 dollars. Le passage de l’impôt sur les plus values financières de 15% à 28%.Sans oublier le déblocage de 50 milliards de dollars pour les grands travaux d’infrastructures.De manière panoramique,force est de constater que ce programme économique n’a rien prévu pour l’Afrique. Cela est aussi vrai pour sa dimension environnementale.
2- dispositions environnementales du programme d’Obama
Cette dimension prévoie la limitation des émissions de gaz carbonique.L’ouverture d’un marché des Droits à polluer.L’objectif de réduction de 80% des émissions de gaz d’ici 2050.L’investissement de 150 milliards de dollars sur dix ans dans les technologies d’énergie propre.L’exprit qui anime cet aspect se trouve également dans son aspect sanitaire.
3- aspect sanitaire du programme d’Obama
L’extension du système de couverture santé, en obligeant tous les employeurs américains à souscrire une assurance maladie pour leurs salarié et en taxant ceux qui ne le feraient pas pour financer un fond public. Surtout, la dimension internationale de ce programme tend de plus en plus à conforter la position selon la quelle, il ne regorge aucune ambition, ou intention pour l’Afrique.
4- Programme international de Barack Obama
Ce programme pense mettre fin dans les 16 mois le conflit en Irak.L’envoi ponctuel de troupes en cas de catastrophe ou de génocide.La priorité de ce programme réside dans le combat contre l’insurrection des talibans en Afghanistan,et l’élimination des activistes d’AL-Quaida basés à la frontière avec le Pakistan. L’augmentation du contingent déployé en Afghanistan, la fermeture de la base de Guantanamo, le dialogue avec l’Iran « si et seulement si cela peut faire avancer les intérêts des Etats-Unis ».Des sanctions internationales pour pousser l’Iran à la transparence de son programme Nucléaire. Engagement des USA « non négociable » à l’égard d’Israel.L’isolement du Hamas et du Hezbollah tant qu’ils n’auront pas renoncé au terrorisme, et reconnu le Droit à l’existence d’Israël. [3]
A l’analyse de ces grands axes du programme d’Obama, nous sommes ainsi plongé dans le réalisme froid de cette élection, qui ne cesse de faire sécrétée autant de salive chez plusieurs africains.Donc, il est possible qu’il puisse avoir un changement dans la forme des relations américano africaines.Mais, le fond restera le meme.C’est à dire, la garantie de la puissance impériale des « Etatsunisiens », qui doivent mettre le reste du monde, y compris l’Afrique à son service. Aucun candidat à la maison banche ne propose une solution de rechange à la mission impériale des Etats-Unis, hormis peut être la mise en sourdine de l’habituel rituel messianique et moralisatrice dans les rapports potentiellement conflictuels avec l’Iran, la chine, l’inde…. Ainsi, en Mars 2008, le candidat démocrate aurait pu par exemple s’exprimer au nom des deux partis à la fois, l’orsqu’il annonça : « ma politique étrangère se veut un retour à la politique réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy, et à certains égard de Ronald Reagan » [4] De ce programme politique impériale, il résulte des liens distendus entre Obama et L’Afrique.
B- Des liens distendus entre Obama Et L’Afrique
Si nul ne pourrait prédire à quoi vont ressembler les prochaines années de Barack Obama, une chose est pourtant claire : IL n’est pas africain, et n’a jamais prétendu l’être. Citoyen américain depuis sa naissance, il n’a aucune connaissance particulière de l’Afrique, et n’a jamais manifesté le désir d’y établir des connexions particulière.IL n’a effectué son premier et unique voyage au Kenya qu’après s’être lancé dans la course à la maison blanche. Reçu comme un empereur au pays de son père,il s’y est montré trop américain,conservant ses distances y compris avec sa famille paternelle,et avec Obama,le plus jeune de ses demi frères qui vit toujours dans un taudis à Nairobi.[7] Plus important ; l’Afrique ne semble pas être une préoccupation importante pour lui.Il n’en parle pratiquement jamais, sauf l’orsque l’actualité l’impose, et qu’on l’interroge sur le Darfour, la somalie, ou le Zimbarbwé. Lors du premier débat télévisé, fin septembre 2008 face au sénateur McCain, débat pourtant consacré à la politique étrangère, le mot « Afrique » n’a pas été prononcé une seule fois ! Obama, qui était pourtant membre du comité des affaires étrangères du sénat américain n’a pas consacré beaucoups de temps aux questions africaines.Il s’est toutefois engagé à doubler l’aide au développement, à soutenir l’initiative d’allègement de la dette des pays les plus pauvres et à investir 50 milliards dans la lutte contre le Sida. Mais, ces promesses, étaient déjà celles du président W Bush, et leur mise en œuvre dépendra en réalité du congrès américain. Seul compétent pour voter le budget fédéral et allouer des fonds au titre de l’aide au développement. Obama est certes génétiquement proche des africains.Paradoxalement, la couleur de sa peau pourrait être dans ce domaine, un handicap pour le président Obama.Pour éviter de prêter le flanc aux critiques, le président élu américain, devrait jouer la carte de la continuité, et ne pas consentir de dons ou de concessions financières importantes. Son africanité ou ses origines africaines, pourraient, sinon, être exploitées contre lui par ses opposants, ou par les composantes conservatrices de la population, toujours vigoureuses, comme l’ont rappelé certains épisodes de la campagne. Faire table rase du système politique américain, et de sa vie politique, serait privé l’analyse de la face cachée de cette élection, d’une très grande dimension de sa pertinence.
C – Le système politique et la vie politique américaine
Aux USA, le système politique est de type présidentiel.Mais, on doit reconnaître que les pouvoirs du président fédéral, sont loin de faire de ce dernier un « véritable jupitère constitutionnel ».Autrement dit, la séparation des pouvoirs chère à Montesquieu, est une réalité ici.De fait, dans la dispositions des choses le pouvoir arrête le pouvoir aux USA. Les pouvoirs du président sont donc contrebalancés par ceux du congrès américain.Ce qui signifie que le président Obama, n’aura pas les mains libres. Il pourra certes avoirs de grands projets pour l’Afrique. Mais, encore faut il qu’il reçoive l’accord du congrès pour les mettre en œuvre. Ce contrôle permanent sur le président des Etats-Unis d’Amérique s’est matérialisé par plusieurs scandales politiques dans l’histoire des USA : le « Watergate »qui engageait la responsabilité du président Nixon, « l’Irangate », avec le président Reagan, et très récemment, le « Monicagate » avec Bill Clinton .espérons tout simplement, que l’ambition ferme (probable) d’aider l’Afrique par le président élu, ne donnera pas naissance à un nouveau scandale, en l’occurrence « l’afrogate »
S’agissant de la vie politique américaine,elle est influencée par la dixipline de parti,et surtout par les groupes de préssions.Dans le cas d’espèce,on constatera,qu’il sera difficile pour Obama,d’agir contrairement à la dixipline de parti.De même,les grands groupes qui soutiennent sa campagnes,et qui espéreront avoir les retombées de son élection sont juifs,et non africains.En conclusion,Barack Obama,pourra avoir les mains pures,mais n’aura effectivement pas de mains. Conclusion
Même si de nombreux africains sont légitimement fiers de voir réussir quelqu’un qui leur ressemble,et leur est génétiquement associé,il est prudent pour les africains,de ne rien attendre d’un homme qu’ils sont nombreux à considérer comme un méssie.Quelles qu’en soit les positions ou opinions de la communauté internationale,hier,aujourd’hui, probablement demain,une chose est claire : Aux Etats-Unis d’Amériques,les président changent,mais,l’empire américain demeure. [4] Chaque président à une mission cardinale : Mettre la communauté des Etats (Etats alliés, Etats vaincus, Etats Voyous, Etats satellites, Etats du tiers monde) au service de l’empire américain, et assurer ipso facto, la puissance impériale américaine dans les relations internationales. Le jeu international, étant constitué d’enjeux, et non de jeux au sens propre du terme.Après tout, Barack Hussein Obama est président des Etats-Unis D’Amérique…Pas des Etats-Unis d’Afrique
Annexe : Leçons de l’élection d’Obama pour la Jeunesse africaine.
Malgré le réalisme froid de cette élection,on doit reconnaître humblement que Obama est un model,qui puisse néanmoins inspirer la jeunesse africaines,face aux grands fléaux aux quels le continent fait face aujourd’hui : corruption,inertie de la jeunesse,chute des valeurs morales,haute criminalité,banditisme…Conscient de cette réalité,un diaporama a été réalisé par Florent Parfait Kamelon intitulé Barack Obama : une histoire,un model pour l’Afrique.[8] Dans ce cadre, un ensemble de valeurs à défendre par la jeunesse Africaine, est mis en exergue dans l’optique de stimuler le développement de l’Afrique.
1 Tu défendras 3 choses :
-L’honneur, le foyer, la patrie
2-tu estimeras 3 choses :
le courage, la sincérité, la reconnaissance
3-Tu éviteras 3 choses
la paresse, la vanité, la honte
4-Tu contrôleras 3choses
le caractère, le langage, la conduite
5-tu détesteras 3 choses :
le vol, l’injustice, l’ingratitude
6-Tu combattras 3 choses :
le mensonge, la méchanceté, la lâcheté
7- Tu sauvegarderas3 choses :
la franchise, la liberté, la bravoure
8-tu cultuveras 3choses :
l’amour, la charité, l’humilité
9-enfin tu n’oublieras jamais 3 choses :
la prière, le partage, le pardon
Ainsi, le respect de ces valeurs, qui ont été celles d’Obama, pourra donné naissance à une nouvelle Afrique, une Afrique qui trouve elles même des solutions à ses problèmes, une Afrique plus démocratique, moins favorable à l’émergence de la corruption, et au conflits armées.Bref une Afrique qui tendra majestueusement vers la méritocratie et le développement multidimensionnel.
SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES.
1- Obama Barack : L’audace d’espérer. Une nouvelle conception de la politique étrangère américaine
2-Obama Barack : discours d’après élection in jeune Afrique économie N°374-Novembre-Dècembre 2008 page 108
3-Programme politique d’Obama.In jeune Afrique économie°374-Novembre décembre2008 Page115
4-Arnau J. Mayer : les présidents changent, mais l’empire américain démeure.in monde diplomatique, Novembre 2008
5- Michael T.Klare : le monde vu de la (future) Maison Blanche.in monde diplomatique, octobre 2008
6- Mathieu Martin : Etats-Unis l’Afrique entre rêve et réalisme.In jeune Afrique économie N°374-Novembre-Décembre 2008 Page116 7- Justin Martin : Etats-Unis Obama est-il le Moise Noir ? In jeune Afrique économie.Novembre- décembre2008-N°374
8- Florent Parfait Kamelon : Barack Obama, une histoire, un model pour l’Afrique (diaporama)
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