ZOMBIE est un espace libre de discussion et de mise en commun d'informations et d'idées afin de contrer la désinformation, promouvoir la pensée critique et encourager l'action constructive.
Écrivez-nous à zombie [at] zombie.lautre.net
Art et culture
Droits et libertés
Environnement
Idéologies et religions
Individus et société
Médias
Politique internationale
Politiques nationales
Science et technologieVous êtes ici : Accueil > Politique internationale
samedi 29 septembre 2007, par André Blondel Tonleu Mendou
Avril 2007 Si proche que soit encore la conférence de Bandung, ses échos se sont rapidement dissipés et l’Afrique suit désormais sa propre voie. Une certaine solidarité afro asiatique subsiste certes comme une interpénétration entre l’occident et l’Afrique. Mais, après une période coloniale relativement courte, son « intelligentsia »s’imprègne graduellement d’une doctrine née hors d’Afrique et qui revient y chercher ses sources d’inspiration et ses lettres de noblesse : le PANAFRICANISME. L’idée d’union ou d’unité du continent n’est donc pas nouvelle.le préambule de l’acte de l’union africaine on donne clairement la preuve on y note que c’est « inspiré par les nobles idéaux qui ont guidé les pères fondateurs de notre organisation continentale et de génération de panafricanistes dans leurs détermination à promouvoir l’unité la solidarité la cohésion et la coopération des peuples d’Afrique et entre les Etats africain » que les chefs d’Etats et de gouvernement ont donné un coup d’accélérateur au vieux projet d’union du continent. L’environnement international actuel, marqué par la mondialisation et la globalisation, est caractérisé par l’existence de très grands ensembles géopolitiques qui président les relations internationales au détriment des pays du berceau de l’humanité. Or encore balkaniser, l’Afrique trouve en la réalisation des Etats-Unis d’Afrique Un espoir considérable pour vibrer en phase avec les mutations du village planétaire. Pourtant, loin d’être un effet de mode ou de simple mimétisme, la vocation de l’Afrique à réaliser son unité émane de la tendance naturelle et la logique de toute structure de l’évolution, et se fonde sur le souci permanent de panafricanisme des dirigeants africains qui entendent ainsi lutter contre la balkanisation et la division des peuples africains, afin de réaliser l’unité du continent. Ainsi, cette réflexion qui se veut objective, éloigne toute idée de polémique et de parti pris. Elle revêt un intérêt particulier, le quel intérêt tien à l’éventualité, ou à l’impossibilité de réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Elle vise de ce fait à construire le temple et non les dieux à adorer. Pour mener à bien la présente analyse, nous ferons appels à des données économiques, sociologiques, historiques et géographiques…, sans prétendre à une analyse d’expert. Dès lors la réalisation des Etats-Unis d’Afrique découle t’elle de la pétition de principe ou du constat empirique ? Autrement dit la réalisation de l’unité africaine est elle une pure vue de l’exprit ? Pour s’en convaincre, il conviendra sans doute avant de faire état des obstacles et des défis au quels l’union africaine est interpellé(II), d’envisager tout d’abord une autopsie du concept panafricanisme,en relation avec la création de l’O U A(I)
Le football mondial entre jeu et enjeux
L’élection de Barack Obama entre espoir et désespoir en Afrique
Blocus de la population civile de Gaza : Le Canada doit critiquer lorsqu’un de ses alliés dérape...
Mondialisation ou restauration d’un ordre ancien de domination et d’exploitation ?
L’OTAN tue une centaines de personnes en bombardant un village Afghan
Italie, l’usine Fiat de Pomigliano... En grève sans le syndicat !
Pour quelle raison la guerre en Afghanisan ? Personne n’en parle !
Parution de la brochure Du nationalisme à l’internationalisme
Afghanistan : Dion capitule devant Ignatieff
Jeune afghan : execution pour journalisme et droits des femmes
La liberté
Le Grand départ des militaires de Valcartier.
Réflexion sur le messianisme politique en Afrique
Etre ou paraître dans l’Espace public
Max Weber et la démocratie. Quelques réflexions théoriques
TQS, le torchon noir de la télé
À voir : The Story of Stuff
Doit-on boycotter les jeux olympiques de Pékin de 2008 ?
11 septembre 2001 : une théorie de la conspiration
La femme africaine a-t-elle de possibilités de jouir de la journée internationale réservée aux femmes ?
ANDRE BLONDEL TONLEU MENDOU je me nomme.Je suis titulaire d’un deug en Droit et science politique de l’université de Dschang(Cameroun), d’une licence en Droit et science politique et actuellement je suis étudiant en master Droit public fondamental de l’université de Dschang. la lecture,l’écriture,les droits de l’Homme le football et les relations internationales constituent mes passions majeures.
je suis de ceux qui pensent qu’être Homme c’est précisément être responsable.C’est être fiers d’une victoire que des camarades ont remportés,c’est être perturbé par une situation qui ne semblait dépendre de soi.C’est sentir qu’en posant sa pierre on contribue à batire le monde.
Tel +237 99 04 87 78
ETATS-UNIS D’AFRIQUE : FICTION OU REALITE ?
Une réflexion de ANDRÉ BLONDEL TONLEU MENDOU Avril 2007
Si proche que soit encore la conférence de Bandung, ses échos se sont rapidement dissipés et l’Afrique suit désormais sa propre voie. Une certaine solidarité afro asiatique subsiste certes comme une interpénétration entre l’occident et l’Afrique. Mais, après une période coloniale relativement courte, son « intelligentsia »s’imprègne graduellement d’une doctrine née hors d’Afrique et qui revient y chercher ses sources d’inspiration et ses lettres de noblesse : le PANAFRICANISME. L’idée d’union ou d’unité du continent n’est donc pas nouvelle.le préambule de l’acte de l’union africaine on donne clairement la preuve on y note que c’est « inspiré par les nobles idéaux qui ont guidé les pères fondateurs de notre organisation continentale et de génération de panafricanistes dans leurs détermination à promouvoir l’unité la solidarité la cohésion et la coopération des peuples d’Afrique et entre les Etats africain » que les chefs d’Etats et de gouvernement ont donné un coup d’accélérateur au vieux projet d’union du continent. L’environnement international actuel, marqué par la mondialisation et la globalisation, est caractérisé par l’existence de très grands ensembles géopolitiques qui président les relations internationales au détriment des pays du berceau de l’humanité. Or encore balkaniser, l’Afrique trouve en la réalisation des Etats-Unis d’Afrique Un espoir considérable pour vibrer en phase avec les mutations du village planétaire. Pourtant, loin d’être un effet de mode ou de simple mimétisme, la vocation de l’Afrique à réaliser son unité émane de la tendance naturelle et la logique de toute structure de l’évolution, et se fonde sur le souci permanent de panafricanisme des dirigeants africains qui entendent ainsi lutter contre la balkanisation et la division des peuples africains, afin de réaliser l’unité du continent. Ainsi, cette réflexion qui se veut objective, éloigne toute idée de polémique et de parti pris. Elle revêt un intérêt particulier, le quel intérêt tien à l’éventualité, ou à l’impossibilité de réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Elle vise de ce fait à construire le temple et non les dieux à adorer. Pour mener à bien la présente analyse, nous ferons appels à des données économiques, sociologiques, historiques et géographiques…, sans prétendre à une analyse d’expert. Dès lors la réalisation des Etats-Unis d’Afrique découle t’elle de la pétition de principe ou du constat empirique ? Autrement dit la réalisation de l’unité africaine est elle une pure vue de l’exprit ? Pour s’en convaincre, il conviendra sans doute avant de faire état des obstacles et des défis au quels l’union africaine est interpellé(II), d’envisager tout d’abord une autopsie du concept panafricanisme, en relation, avec la création de l’O U A(I)
I - DU CONCEPT DE PANAFRICANISME A LA CRÉATION DE L’O U A
L’analyse successive des conceptions du dictionnaire Larousse, celle de l’encyclopédie multimédia encarta deux mille cinq (A) et la genèse du panafricanisme (B) sont indispensables dans l’espoir d’obtention d’une idée plus ou moins précise du panafricanisme.
A - FONDEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DU CONCEPT
On ne saurait se passer de la conception du dictionnaire Larousse (a) et Celle de l’encyclopédie encarta 2005 (b)
a- FONDEMENT DU CONCEPT
1-CONCEPTION DU DICTIONNAIRE LAROUSSE
Le panafricanisme peut être entendu comme une idéologie qui vise la solidarité et l’unité des peuples africains. Il désigne une doctrine politique, socio culturelle, qui prône l’unité des Etats d’Afrique comme étant l’unique voie de leur libération effective, de leur émancipation et de leur développement. Considéré comme doctrine philosophique, le panafricanisme propose l’Afrique dans sa totalité comme devant être l’alpha et l’oméga de toute action politique, économique et culturelle. Force est de constater que la définition allouée par l’encyclopédie multimédia, semble plus explicite ; D’où la nécessité de l’exposer.
2 - CONCEPTION DE L’ENCYCLOPÉDIE MULTIMÉDIA
Le panafricanisme est un mouvement visant à l’accomplissement des Noirs par l’égalité des Droits avec les Blancs, l’indépendance économique et politique. L’idée panafricaine se concrétisa lors du premier congrès panafricain avec la revendication du Droit à disposer d’eux même. Énoncer par le Noir américain Dubois en reconnaissance du sang versé par les africains et américains, au cour du premier congrès, Dubois parvient à sensibiliser les intellectuels Noirs des continents, particulièrement Antillais et surtout Africain. A partir du cinquième congrès de Manchester, il en fire le propulseur de la lutte de l’indépendance. Son expression littéraire étant aimé Césaire et le Sénégalais Senghor. A l’approche des indépendances, cette doctrine prit une forme politique avec une revendication à l’unité des futurs Etats, marquée par l’indépendance du Ghana en 1957, et la fondation de l’O U A à Addis Abeba en 1963. Etant ainsi éclaircit, il serait fondamental d’envisager sa genèse.
B - DÉVELOPPEMENT DU CONCEPT
Le projet de l’unité africaine à l’instar de tout autre courrant de penser à une origine aussi bien exogène (a) qu’endogène (b) au continent berceau de l’humanité. C’est dans la même foulée qu’il conviendra tout d’abord d’analyser ses origines lointaines, afin de faire étalage de son éclosion en Afrique.
a - ORIGINES EXOGÈNES
L’assujettissement des mélanodermes par l’esclavage, a stimulé la naissance d’ un sentiment de solidarité,de convivialité, de ligue, d’alliance, d’harmonie, de concorde, d’affiliation et de fraternité africaine. A l’origine, le panafricanisme est une simple manifestation de solidarité fraternel parmi les Noirs d’axendance africaine des Antilles Britanniques et des U S A d’Amérique. Dans le même fil conducteur, Lansiné Kaba souligne :« ce mouvement est au départ et d’émancipation américaine ». L’évolution de la marginalisation et de la vassalisation des Noirs permettra à la manifestation de solidarité fraternelle d’évoluer vers l’idéologie de la solidarité et d’unité des peuples Noirs. Le mouvement a pour précurseur Kwame Nkrumah,Marcus Gavey,George Padmore,William Dubois et Cheik Anta Diop et Sylvester Williams ; qui convoque une conférence à Londres en 1900. C’est cette réunion de Londres qui mit pour la première fois à la mode le mot « panafricanisme ».
On ne le dira jamais assez, ce mouvement à l’origine ambitionne la renaissance, la libéralisation et l’émancipation du monde noir ; Il s’étend à l’éveil et à l’érection de l’Afrique en une communauté culturelle une puissance économique autonome. Il convient de noter que, comme la propagation de la peste d’un continent à l’autre, l’idée panafricaine inspira plusieurs leaders d’Afrique qui firent d’elle l’ossature de la réalisation de l’unité africaine ; c’est dans ce sillage que l’O U A sera crée en 1963.
B - CRÉATION DE L’O U A A ADDIS ABEBA
L’O U A naît de l’existence de deux tendances aux ambitions quasi contradictoires : la tendance supra nationaliste, ou encore le groupe de Monrovia (1), et la tendance continentaliste ou groupe de Casablanca (2).En réaction au deux tendances précédentes se forma une troisième intermédiaire (3)
1 - LA TENDANCE SUPRA NATIONALISTE
Diriger par le Ghanéen Kwame Nkrumah elle comprenait entre autre le Ghana, la Guinée de Sékou Touré, l’Ethiopie du Roi Séllasié , le Maroc de Mohamed 5 … Ce groupe militait pour une union pluridimensionnel .Donc économique, culturelle, et politique. Il ambitionnait donner au continent une personnalité juridique international, au même titre que les U S A . Cette personnalité devait ainsi permettre au continent de faire entendre sa voix dans un monde multipolaire, fortement marqué par un contexte international morose. Il s’agissait d’une tendance radicale, qui militait pour l’éradication du néocolonialisme sur toute ses formes, pour une planification des ressources du continent, et surtout pour la suspension des frontières issues de la colonisation .Cette tendance voulait la carte de l’Afrique telle qu’elle se présentait avant la conférence de Berlin de 1884 . Plus laconique, il s’agissait d’une approche citoyenne, maximaliste, qui visait l’entière unité du continent. Cependant, les ambitions du groupe de Monrovia obnibulaient l’avancé des ambitions ci dessus présentées.
2 - LA TENDANCE CONTINENTALISTE
Elle était constituée de 19 pays dont, la cote d’Ivoire de phelix Houphouët Boigny. Elle militait pour une union souple du continent, une union économique et culturelle. Selon cette tendance, la première conception est utopique excessive.Elle base son argumentation sur 3, points. -La tendance supra nationaliste entraînera l’autarcie du continent par rapport au reste du monde, dont l’Afrique a pourtant besoin. -Les disparités considérables d’ordres culturels séparent les Etats Africains. -Les Etats africains sont hétérogènes, donc fort dissemblables.
Par opposition au précédent groupe, il avait une approche minimaliste. C’est ainsi que face à la question algérienne, le torchon brûlait entre les deux groupes. En réaction aux deux tendances précédentes se forma unes troisième intermédiaire
3 LA TENDANCE DITE INTERMÉDIAIRE
Favorable.a la création de regroupement sous régionaux locaux qui devraient progressivement déboucher sur la réalisation de l’unité du continent. C’est précisément cette conception défendue par Senghor qui semble avoir été le compromis à la création de l’O U A.Seulement les leaders africains se demandaient si les regroupements régionaux qu’évoquait les partisans de Senghor,une fois formés ne seraient pas un obstacle à la réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Cette inquiétude sera levée, en Août 1963 à Dakar lorsque le principe de la compatibilité des regroupements sous régionaux avec l’O U A. a été formellement reconnu.
Créée en 1963, a d’Addis Abeba l’O U A s’est voulu une sorte de compromis entre la thèse défendu par le groupe de Monrovia qu’incarnait Boigny, et celle du groupe de Casablanca soutenu par Docteur N’krumah.Elle a été conçue dans le cadre d’une coopération entre Etats independants.c’est donc une organisation inter Etatique dont les objectifs , principes et organes sont à l’image du compromis qui a prévalu a sa création. . . Plusieurs faits montrent la nécessité de l’union africaine aujourd’hui, où on relève pour le déplorer une régression pluridimensionnelle du continent aussi bien au niveau de l’espérance de vie qui quitte de 58 ans à 46 ans, une réduction du P N B et de l’évolution du V I H sida qui envahit le continent comme des champignons de mer, et qui, dans plusieurs pays devient un véritable serpent de mer. Est ce à dire qu’il faut exalter la colonisation et ses conséquences ? Certainement non ; D’ou l’importante nécessité d’envisager le caractère impératif de la réalisation des Etat unis D Afrique (II)
II - L’UNITÉ AFRICAINE ET LA DYNAMIQUE DE DEVELOPPEMENT
Au lieu de restaurer les textes de l’OUA pour se conformer avec les réalités nouvelles de la planète, les dirigeants africains ont plutôt posé les jalons d’une nouvelle organisation panafricaine. La question est alors de savoir ce à quoi on devrait s’attendre avec cette nouvelle organisation ? Quels sont les défis qu’elle est appelée à relever pour assurer au continent un développement durable ? Et surtout, à quoi tiennent les obstructions qu’elle devra surmonter pour y parvenir ? dans sa marche vers l’ambitieux projet des Etats-Unis d’Afrique, l’unité africaine rencontre plusieurs épines dans sa chaussure (A), qu’il conviendra de battre en brèche (B), pour envisager l’exposition de quelques vecteurs, incontournables, pour vibrer en phase avec les grands défis du Cosmos contemporain(C).
A - OBSTRUCTIONS À LA RÉALISATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE
Plusieurs facteurs empêchent l’éclosion du proverbial projet de l’unité africaine. Ces obstacles sont aussi bien politiques (a), économiques (b), que sociologiques(c). Dans l’effort de compréhension, chaque obstacle mérite une attention particulière.
a - OBSTACLES POLITIQUES
Le manque de volonté politique, et le refus des chefs d’Etats, d’abandonner certains aspects de leurs souveraineté, constituent les obstacles politiques majeurs, qu’il conviendra d’analyser respectivement. 1-ABSENCE D’UNE VOLONTÉ POLITIQUE DE LA PART DES CHEFS D’ETATS
Les résultats mitigés,voire décevant dans le domaine de l’union du continent africain,sont la conséquence réelle d’une absence réelle de volonté politique.Plusieurs fois,les sommets de l’organisation de l’unité africaine ont accouché de très bonnes intentions qui malheureusement n’ont eu ne serait ce qu’un début d’exécution. Aussi donc beaucoup d’élans ont été freinés parce qu’ils n’ont été soutenus jus qu’à leurs aboutissement par les décideurs africains que sont les chefs d’Etats et de gouvernement. A peine les sommets achevés que s’estompe brusquement la prise de conscience subite et euphorique qui a soutendu ses décisions et résolutions. Il ya donc un problème de volonté politique, une volonté de construire ensemble l’unité du continent.Et cette attitude des chefs d’Etats africains marque à n’en point douter le déficit de volonté politique.car, il ya effectivement un déficit entre une décision prise, et la volonté de l’appliquer aux fins de le faire aboutir. Les systèmes de gouvernement en Afrique fonctionnent de telle façon que seul le chef de l’Etat, détenteur de l’exclusivité du pouvoir, peut imprimer une marque réelle à une action en décidant d’y engager les populations.Mais, malheureusement très peu se sont jusque là engagés de façon individuelle à créer des conditions favorables à l’unité . Au delà des déclarations réticentes des chefs d’Etats,rien n’est entrepris pour assoire déjà au niveau de chaque Etat,une politique propice à l’unité.Et cela complique d’avantage sa réalisation.Cette réticence observée chez les gouvernements africains est peut être la crainte de perdre certains aspects de leurs souverainetés
2-LE REFUS D’ABANDON DES SOUVERAINETÉS.
L’on a encore à l’exprit que c’est la tergiversation entre l’abandon de souveraineté pour se fondre dans un grand ensemble,les Etats-Unis d’Afrique et l’option de coopération au sein d’une organisation panafricaine qui a engendré dès le départ des débats sur la forme que devrait prendre l’union du continent.Pourtant,après un consensus,il a été adopté que l’unité de l’Afrique soit graduelle.Chaque Etat conservant le droit de jouir pleinement de sa souveraineté nouvellement acquise au prix de grandes luttes pour la plus part. Aujourd’hui, alors que l’union des peuples et des Etats africains est à nouveau à l’ordre du jour, le débat resurgit.Peut on réaliser à l’instar des USA ou encore l’U E, l’unité du continent sans que les Etats africains ne consentent à concéder partie ou même totalité de leurs souveraineté dans des domaines spécifiques tels la défense et la télécommunication, la lutte contre les grandes pendemies, la diplomatie ou encore certains aspects du pouvoir politique ? Voici la grande interrogation qui pose le problème de la souveraineté comme obstacle à la réalisation de l’unité du continent. Les gouvernements africains ont un dilemme entre concéder ou ne pas concéder des aspects de la souveraineté de leurs Etats,pour abandonner des aspects de leur pouvoir à un exécutif supranational suscité par une union des africains.Pendant trois décennies,les africains se sont consolidés et leurs élites veulent s’affirmer comme dirigeant politiques.Il est donc aujourd’hui plus difficile dans ces conditions de convaincre les dirigeants d’Etats africains,ayant pour la plus part,accéder à la tête de leurs Etats,bien après l’indépendance,et la création de l’O U A,de se défaire d’une partie de leurs pouvoir,et fondre dans l’union du continent.Certaines voix telles celle du président OMAR BONGO du Gabon se sont élevées pour dire tout haut et de façon claire ce que pensent certainement beaucoup de chef d’Etats : « Le Gabon ne concèdera aucun aspects de sa souveraineté ». Loin d’être une déclaration bénigne, ces propos du chef de l’Etat gabonais, laissent clairement entrevoir l’obstacle que le refus d’abandon des souverainetés constitue pour la construction d’une Afrique unie qui parle d’une seule et même voix. En effet,si chaque Etat jaloux de son indépendance et de sa souveraineté entend n’en concéder aucun pan à un exécutif ,ou ne serait ce qu’a un organe qui agirait pour lui et en son nom,dans des domaines spécifiques,il est évident que le projet d’union du continent demeura une chimère utopique.Ce faisant,les gouvernants ont surtout peur q’un organe au nom de sa contenance supranational ne vienne leur dicter,et cela contre leur gré,des dispositions dites émanant de la majorité.Ainsi,cette attitude protectionniste à de tout temps,et de tout lieu constitué une plaie grave pour l’unité de l’Afrique. Le désir de conserver sa souveraineté chèrement acquis, la sacralisation, la sanctification, l’héroïsation et la divinisation du pouvoir, constituent la charpente de cet obstacle. En effet,. Le politique étant lié à l’économie par le « cordon ombilicale » les obstacles économiques ne sont pas absent dans cette marche (b)
B - OBSTACLES ÉCONOMIQUES
Elles tiennent principalement a la course vers le leadership, et à la diversité des monnaie 1-LA COURSE VERS LE LEADERSHIP
. Chaque Etat veut se tailler la part du lion , chacun veut émerger quand ses confrères vivent dans une misère indescriptible, inexprimable, Bref d’aucun éprouvent parfois le plaisirs de voir leurs pairs tirés le diable par la queue. L’exemple palpable nous vient de la sous région D’Afrique Centrale ou Le Cameroun, Le Gabon et la Guinée équatoriale vivent une guerre froide sans précédent. En effet, la Guinée conçoit mal que son potentiel pétrolier, puisse servir la sous région au même titre que les barrages du Cameroun et le port Autonome de Douala. L’existence de deux bourses sous régionales l’une au Gabon, et l’autre au Cameroun, surtout, la récente expulsion des Camerounais de Guinée Equatorial exprime d’avantage cette course vers le leadership, qui divise, paupérise, empêche la réalisation d’une unité sous régionale et continentale nécessaire, Pour pouvoir tendre graduellement vers l’unité du continent.
2-LA DIVERSITÉ DES MONAIES
La monnaie est considérée comme un élément important de l’identité de l’Etat.l’on a encore en mémoire le prestige que la monnaie de l’actuelle république démocratique du Congo,l’ex Zaïre a eu .Quant on parle de CEDI ,tout de suite,on pense au Ghana.Et quant on fait allusion au CFA,on fait une projection sur la zone franc.Toutes ces réalités démontrent à quel point la monnaie est un élément important qui participe à l’identité d’un Etat donné.Alors,les Etats africains,si attachés aux éléments qui les caractérisent et les distinguent des autres,voudront ils se défaire de leurs monnaies dont ils sont aussi fier que de leurs souveraineté ? Au sein de l’U E, l’Angleterre n’a pas adhéré à l’euro.Ne l’exclu t-il pas de l’U E ? Puisque l’usage de la monnaie unique, symbole par ailleurs d’unité et d’appartenance à une même structure, une même entité, fait ici défaut. Au niveau de l’UEMOA la difficulté existe.Comment réaliser, dans le cadre de l’intégration régional ouest africaine, une vaste zone monétaire avec une seule monnaie ? Cet état de fait traduit bien la difficulté que représente la création d’une zone monétaire unique en Afrique, et partant, l’obstacle qui constituera la multiplicité des monnaies dans le processus de réalisation de l’union. Pour Être complet dans cette analyse un pan de voile se doit d’être levé sur les obstacles sociologiques à l’unité africaine, étape de la réalisation des Etats-Unis d’Afrique.(c)
C - OBSTACLES SOCIOLOGIQUES
Ils sont constitués des particularismes tribaux d’une part, et des minorités blanches d’autre part 1-LES PATICULARISMES TRIBAUX.
L’Afrique compte plus de cent ethnies.Et cette réalité, bien que surmontable, constitue néanmoins un handicap à l’unité du continent. Entre Afrique de culture arabe et Afrique sub saharienne,il ya d énorme différences du point de vue de leurs cultures.Aussi,la division du continent entre Francophone,anglophone et lusophone vient elle s’ajouter à l’extrême diversité ethnique du continent,pour en faire l’exemple même de société hétérogène.
Le sage AHMADOU HAMPATE BA disait certes Que :« C’est la diversité des couleurs d’un tapis qui fait sa beauté »Mais,il faut avouer que cette façon de voire ne peut être totalement vrai que si les couleurs s’harmonisent et s’accordent.Or,quand on sait l’usage que font de cette grande diversité du continent,les politiciens et autres leaders,l’on est en droit de croire que la diversité n’est pas toujours un atout.Au lieu de rapprocher davantage les peuples pour faire de leurs diversités une force et un atout pour le continent,les Leaders africains,et même les groupes de pressions internes comme externes au continent,en font une arme redoutable de combat.Ils font naître de cette diversité des maux affreux et effroyables tels le racisme,la xénophobie,le tribalisme ,l’ethnocentrisme,le tribucentrisme etc.Des maux qui constituent une véritable poudrière en Afique.Il n’ya qu’a se référer à la multitude de conflits tirants leurs origines des différends entre groupes ethniques en Afrique,pour se rendre compte de cette évidence. La mauvaise manipulation de la diversité culturelle et ethnique de l’Afrique, nuit gravement à l’unité du continent, par la désagrégation des valeurs solidarités et d’union qui caractérisent les populations africaines.Les hommes politiques et religieux ont récupéré la diversité de culture et ethnique, à leurs nauséeux avantages.Ils exacerbent la haine raciale et tribale, et font de la diversité ethnique surtout, une source de conflit inter ethniques. Il est donc difficile en l’état actuel des choses d’ignorer que la diversité culturelle et ethnique du continent africain, constitue une poudrière qu’un atout.Il est par conséquent important d’en tenir compte, surtout que beaucoup de conflits à travers le continent, naissent, et sont entretenu par cette diversité. L’existence des minorités blanches, vient renforcer l’obstacle lié à la diversité ethnique.
2-LES MINORITÉS BLANCHES. ,. Séquelle de la colonisation, les minorités blanches, importantes en certains points du continent peuvent constituer un obstacle à l’unité. Il ne s’agit cependant pas d’un phénomène exceptionnel, car les conditions à l’Afrique y ont généralement découragé la colonisation de peuplement.L’impact des minorités blanches dans la crise Ivoirienne, et dans plusieurs conflits en Afrique, est assez illustratif à cet égard. Est ce à dire que nous devons nous comporter en Enfant de Cœur ? Autrement dit, devons nous recevoir cela comme une bénédiction urbi et orbi ? Nous répondons probablement par la négative.
B - EN DÉPITS DES ENTRAVES À LA RÉALISATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE, L’UNITÉ AFRICAINE RESTE ENVISAGEABLE ET RÉALISABLE
Malgré les obstacles présentés si haut, la réalisation de l’unité Africaine demeure actuelle, possible. Ainsi pour mener à bien cet important projet, le développement de la coopération interafricaine (b), le rejet d’une mentalité captive (c), l’introduction dans les programmes scolaires d’une culture panafricaine s’avère inéluctable pour espérer l’effectivité d’un tel projet.Mais, on ne saurait leur donner la priorité, en se passant du règlement des conflits et du maintien de la paix(a) C’est dans la même vision que ces points seront respectivement analysés.
a - LE RÈGLEMENT DES CONFLITS ET LE MAINTIEN DE LA PAIX
L’analyse du règlement des conflits (1), nous permettra, de mieux appréhender,le maintien de la paix(2),défis à réaliser par les africains, pour parvenir à l’ambitieux projet des Etats-Unis d’Afrique.
1-LE RÈGLEMENT DES CONFLITS, OBSTACLE À LA COHÉSION CONTINENTALE
L’union africaine se doit de réagir rapidement l’lorsqu’il ya conflit en Afrique.Rien de durable ne peut se faire dans une atmosphère d’insécurité.l’orsqu’Elle ne détruis pas, elle empêche l’action vers le progrès .Les guerres empêchent toute activité économiques, aggravent l’insécurité et la famine, entraîne l’inflation, et bloque les exportations.La plus part des ressources investies sont fait pour la guerre.Rare sont les pays africains ou les ressources sont aussi abondantes qu’en Angola.Pourtant, sa population continu de vivre dans la misère.Il est donc urgent, voire capitale que les Etats africains s’attaquent à fond aux causes profondes de ceux-ci.Le cas d’intervention des soldats de la CEDEAO en SIERRA LEONE ayant conduit à la conclusion de l’accord de LOME qui a mis fin au conflit le 07 juillet 1999,montre bien que les africains peuvent prendre en main la résolution des conflits sur le continent. L’Afrique doit trouver des moyens pour atteindre les foyers de tension sur son sol.Il s’agit d’un impératif, et même d’un préalable pour le développement des pays,qui du moins à besoin de stabilité pour connaître le progrès.Selon KOFI ANAN,ex secrétaire général de l’O N U, tant que l’Afrique ne sera pas venu à bout de ses conflits,les progrès resteront précaires même dans les pays éloignés du théâtre des hostilités » Des perspectives de l’unité du continent doivent être recherchées, mais, aussi, son développement intégré.Notons toutefois que, qu’une fois les préoccupations réglées, il reviendra à l’union de stimuler, sur le continent, une paix durable.
2-LE MAINTIEN DE LA PAIX, FACTEUR DE RAPPROCHEMENT DES PEUPLES AFRICAINS
La stabilité intérieur et la paix extérieur sont inséparable au développement.L’une des préoccupations majeure des africains sera le maintien de la paix entre les peuples,au sein de l’Etat,mais aussi entre les Etats sur l’ensemble du continent.Il s’agit d’une tache sans difficulté, car, les nombreuses crises latentes, l’exprit de revanche et la persistance des comportements xénophobes la rende beaucoup plus ardue. Pourtant, l’union africaine devra faire de la paix un credo, et œuvrer perpétuellement à assurer les conditions les plus favorables à son maintien sur le continent.Tout compte fait, dans sa mission d’union du continent, la quête de la paix s’impose comme un défi de premier ordre. Pour se faire, l’Afrique doit se doter de structures efficaces et fiables pour assurer la prévention de tout conflit, de nature à troubler la stabilité de l’Afrique.C’est déjà le rôle joué par la force d’interposition de l’union africaine L’anticipation et la prévention des conflits doivent se faire sur la base d’un répertoire systématique de toutes les zones à risque afin que soit exercé sur celle-ci un suivi permanent pour régler et aplanir les différends avant qu’ils n’atteignent les proportions de non retour.
B-LE DEVELOPPEMENT DE LA COOPÉRATION INTER AFRICAINE
Dans le conteste actuel de mondialisation ou même l’évolution du monde vers le « village planétaire » * on comprend que le panafricanisme est appelé à évoluer vers les Etats Unis d’Afrique. Il est en effet un instrument de mise à niveau qui permet aux Africains de participer au « rendez-vous du donner et du recevoir »
Il y a urgence de restructurer l’économie Africaine pour que l’approche soit conforme au besoin des africains. Consommer Africain en développant la culture de produits adaptés aux réalités climatiques,et topographiques du continent .Nous pensons particulièrement au coton,au cacao,au café,,au haricot,aux arachides, pour ne citer que ceux-ci.Les échanges inter Africaine se doivent d’être multipliées. En effet que cherchent les économies Africaines au marché mondiale lorsqu’on dispose de matières premières, des sources d’énergies, des atouts climatologiques d’une population diversifiée et surtout d’un marché de 800 millions de consommateur nécessaire à l’écoulement des productions panafricaines.
Même les grosses pointures Africaines à l’instar de l’Afrique du sud, le Nigeria et l’Egypte ne pourront s’en sortir seule. Le flux des échanges dans les grands ensembles du monde illustre cette importance à plus d’un titre. En 1998 les échanges à l’union européenne sont de 70% contre 50% en 1980 ; en Asie orientale ces échanges atteignent 45% en 1998 contre 25% en 1980. Il en ait de même en Amérique du Nord où ces échanges ont progressé. Plus laconique, il y a urgence de créer un marché pour les Africains car encore en 1998 ces échanges n’avoisinaient pas encore 06% !!! Véritable battons dans la roue d’une quelconque unité du continent. Dans le même fil D’Ariane, ALPHA OUMAR KONARÉ, développe l’approche d’une coopération Sud -Sud. Lors de la célébration de la journée de L’Afrique au siège de l’Unesco, il estime que l’Afrique doit mettre fin à l’exclusivité du face-à-face avec l’Europe car, Il faut l’avouer, la blessure africaine est d’autant grave que seul le mercurochrome ne peut soigner.le développement du continent se doit d’être penser avec de nouveaux paradigmes.IL faut ainsi un état d’exprit et une mentalité authentique qui viendra contre carrer L’explosion du mimétisme qui débouche sur l’enfantement d’une aliénation sans précédent(b)
C - REJET DU MIMÉTISME
Le continent Africain se doit de former une personnalité internationale. L’éclosion de cette personnalité passe par le retour aux sources africaines. D’ou l’urgente nécessité d’une redéfinition du développement qui doit se distancer des assertions capitalistes. Au regard de la conception afro réaliste, il s’agit de la capacité de maîtriser son destin, et de savoir où l’on va. D’ou l’absolu nécessité de se passer du mimétisme, des mentalités schizophréniques, c’est-à-dire le fait d’être nous même et nous battre contre nous même Il y a ainsi nécessité de développer des systèmes propres au continent. Que ce soit au niveau économique, sociale, et politique, ou l’existence du « prête à porter juridique » et politique sont loin d’être maîtrisés, Dans le même fil conducteur, il serait absurde par exemple, de se donner le luxe en consommant des confitures, ou même du pain comme déjeuner, et même se vêtir de soie alors que l’industrie du continent cherche encore ses marques.
En fait ce n’est pas servir la cause du continent ! Car le Blé ne pousse nulle part sur le continent, la soie non plus. Il serait pourtant indiquer de donner une place d’honneur aux battons de maniocs, aux repas issu des produits agricoles locaux, pour ce qui est de l’alimentation, et d’autres denrées culturelles du continent qui permettront de faire d’une pierre plusieurs coups, non seulement en stimulant l’éclosion des petites et moyennes entreprise, mais en luttant aussi contre le « cancer social » qu’est le chômage. C’est ainsi que nous quitterons du stade de consommateur stérile au stade de consommateurs productifs et respectés par la communauté internationale.En d’autres termes, « le séjour d’un morceau de bois dans un cour d’eau n’a jamais fait de lui un crocodile »*9. La réalité des Etats-Unis d’Afrique étant établi, il apparaît pour être complet, de présenter quelques vecteurs de développement du continent©
C- VECTEUR DE L’ÉMERGENCE RAPIDE DE L’UNITÉ AFRICAINE
Le berceau de l’Humanité dispose de plusieurs atouts pour la vulgarisation du projet, et par ricochet de son essor future. Ainsi, la transformation du potentiel en vecteur de développement, l’éducation (1), le développement touristique, et des masse média (2) sans oublier,la promotion de la médecine traditionnelle(), la construction des organisations sous régionales(d) ,l’assimilation des populations, et, priorité des priorités une claire détermination de la forme du future Etats continental ,méritent une attention particulière.
a- L’ÉDUCATION ET LA TRANSFORMATION DU POTENTIEL EN VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT
Dans ses objectifs, L’O U A n’a pas prévu l’éducation, la vulgarisation des pensées panafricaines, chez les jeunes Africains .Or, Comme le baptême chez les chrétiens, la jeunesse panafricaine doit également recevoir l’idéologie panafricaine à la fleur de l’age. Les gouvernements africains se doivent d’insérer dans les programmes scolaires des programmes panafricains pour véhiculer l’idéologie salvatrice panafricaine. En sus, des clubs Union africaine se doivent d’être former dans les Universités, dans les Quartier pour agir par des conférences, des articles, bref des réflexions pour inciter le développement du continent. Car, il y a nécessité de réfléchir avant d’agir, et non l’inverse. La conséquence logique de cette éducation n’est autre chose que la transformation de l’immense potentiel en vecteur d’intégration.
L’Afrique est un continent énormément riche qui doit mettre ses ressources dans le sens de ses intérêts En effet, les africains doivent regarder leurs réalités ensemble dans un miroir, sans pour autant casser ce miroir. D’ou l’urgence de réfléchir ensemble pour un développement collectif, pour un développement qui s’éloignera des égoïsmes nationaux, un développement qui assurera la prééminence de la « respublica » sur la « reprivata ». Ce ci passe par le développement de la coopération sous régionale qui couronnera la libre circulation des personnes et des biens, et le développement des infrastructures à vocation économique. Le développement du tourisme, ainsi que des masses média (2) à l’échelle du continent est inévitable dans cette perspective de développement.
b - DÉVELOPPEMENT DU TOURISME ET DES MASS MÉDIA
L’Afrique dispose d’un immense potentiel touristique, sous exploiter. En effet, elle demeure encore, sous sa forme la plus traditionnelle, la plus précaire. Le tourisme, est un véritable levier de développement. On doit ainsi passer du tourisme à la Gazelle, à l’Afrique de « taxan », pour une politique touristique pragmatique, susceptible de donner une certaine authenticité au continent. De tel enseigne qu’il puisse être convoiter au même titre que la cote D’Azure, la tour Effel ainsi que la statut de la liberté aux U S A .L’impact du tourisme dans l’économie des Etats méditerranéen Illustrerait suffisamment cette importance… Toujours dans la perspective de développement, du continent, la création des mass médias panafricains, s’impose. En effet pour s’informer, sur leur continent les africains doivent avoir recours aux chaînes étrangères, qui pivotent, virevoltent, dénaturent, mieux, biaisent le plus souvent le sens de l’actualité africaine. Ainsi, nous consommons l’interprétation du monde des autres !! Quelle est alors l’interprétation africaine du monde ? D’où l’urgence de créer une chaîne panafricaine comme antidote à Euronews pour l’U E à C N N Pour les U S A et à aljazeera. Pour le monde Arabe.Pour palier au sous développement du continent, aussi, conviendra t-ils de donner une place d’honneur à l’émergence de la médecine traditionnelle africaine (c), et à la croissance graduelle des organisations sous régionales (d).En effet l’union du continent, son développement, ne se fera pas sur du sable.
c- PROMOTION DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE AFRICAINE
L’Afrique dispose d’un potentiel thérapeutique énorme.Les gouvernements se doivent de prendre des mesures nécessaires pour le propulser. En bloquant le passage aux charlatans, aux filou, qui selon leurs méthodes rudimentaires et même mensongères, favorisent le développement du sous développement. L’impact des charlatans et même des marabouts dans la propagation du SIDA,est assez illustratif à cet égard.La médecines traditionnelle africaine se doit d’être développer, au point de faire d’elle une vertu, une singularité internationale.Pour le faire, les tradi praticiens, de commun accord avec les gouvernants doivent s’inspirer du model Indou,et spécialement chinois. Cette médecine doit de se développer du Nord au Sud du continent, en passant par l’Est à l’Ouest du dit continent.Au finish, c’est la symbiose de toutes ces particularités thérapeutiques qui formerons la richesse médicinale africaine.Il ne s’agit pas de la science fiction !!Mais d’une réalité observable, palpable. Aussi est-il vrai que l’Afrique regorge une végétations diversifiée par ricochet, une kyrielle de plantes médicinal à exploiter.l’émergence des organisations sous régionales à l’instar de la CEMAC, CDEAO l’UMA et la SADC, s’avère indispensable pour une union progressive, graduel, et ascendant du continent.
d-EMERGENCE DES ORGANISATIONS SOUS RÉGIONALES VERS L’UNION GRADUELLE DU CONTINENT L’Afrique compte à ce jour cinq sous ensemble régionaux.Visant tous l’intégration du continent africain, il constituent un véritable acquis pour l’union africaine.nonobstant l’existence de nombreux problèmes liés à la réalisation de leurs objectifs. De création d’espaces économiques homogènes ou encore de développement sous régional.ils peuvent efficacement contribuer à la réalisation d’une union efficace du continent.A la seule condition qu’ils soient libéralisés par la libération des échanges au niveau de chacun d’eux,mais aussi par la mise en commun de projets de production et d’infrastructures. 1- LA LIBÉRALISATION DES ECHANGES La libération des échanges est une condition nécessaire à la création d’une Afrique unie et forte.JEAN DE GAULE conseillé pour les affaire africaines du président Jacques Chirac confiait au mensuel africa international que : « sur le plan strictement économique,ce qui fait défaut au continent africain,c’est le cloisonnement des marchés ». Chaque Etat vit dans une certaine autarcie et à du mal à s’ouvrir à ses voisins,encore moins aux Etats de sa sous région.Cette politique de protectionnisme, digne d’un autre age dans cette ère de globalisation des échanges,à pour conséquence de laisser indifférents les investisseurs,qui sont plutôt à la recherche de marchés qui leurs offrent les facilités d’écoulement de leurs productions.Il faut donc impérativement opter au sein des ensembles sous régionaux,pour une libéralisation des échanges,afin de constituer des marchés assez vastes pour les investisseurs,et aboutir à la longue à un marché continental Cette libéralisation pour réussir,doit être voulue par les gouvernements africains qui veilleront à l’élimination entre les Etats membres de la même communauté économique,des droits de douanes à l’importation et à l’exportation,des marchandises.Les Etats membres doivent également veiller à l’abolition des barrières non tarifaires,en vu de la création d’une zone de libre échange au niveau de chaque communauté économique et régional. Ces différentes mesures qui visent la libéralisation des échanges entre les Etats membres d’une même communauté,pourront ensuite être étendue aux communautés entre elle.Elle doivent procéder par l’élaboration d’étude pour fixer un calendrier d’exécution des différentes mesures arretées.Ces actions,pour être plus efficaces,doivent s’accompagner du renforcement du cadre institutionnel des communautés économiques.Celles ci devront mettre en place des textes qui régiront plus clairement les modalités pour parvenir à la libération des échanges.
2- LA RÉALISATION DE PROJET COMMUN DE PRODUCTION ET D’INFRASTRUCTURES La création d’infrastructure commune aux Etats du continent,et la mise en place de projets de production à n’en point douter,peut contribuer à susciter au niveau des Etats et de leurs peuples,le sentiment d’appartenir à une même communauté.Du fait de posséder quelque chose en commun,on se sent plus proche,car lié par le même destin,le même sort. Cette option pourrait consolider davantage l’union et la solidarité entre les peuples.A ce sujet,l’exemple de l’Afrique Australe citée dans le rapport annuel de la BAD en 1998,est édifiant,et plein d’enseignement en matière d’intégration.Reconnaissant que les transports et les communications par route sont indispensable pour lever les obstacles opérationnels,et faciliter la circulation des biens et des personnes,les membres de la communauté de développement de l’Afrique australe(S A D C) ont créé des corridors de développement.Des routes qui relient les Etats de la sous région.En sus,cinq Etats membre de la S A D C ,l’Afrique du Sud,l’Ile Maurice,le Lesotho,le Malawi et la Zambie ont crée des fonds pour les routes.Bien que réalisées souvent au niveau de quelques Etats,seulement,ces initiatives,peuvent donner un élan positif à la réalisation d’une union durable et solide.de l’Afrique,si elle se multiplie à travers le continent. Les Etats africains doivent quitter le champ des projets jamais mis en œuvre et des décisions jamais appliquées pour passer aux actes concrets.Les projets communs de production et d’infrastructures doivent se multiplier à travers l’Afrique,pour en faire un chantier ou se construisent les symboles forts d’entente,de solidarité,et d’union.L’Afrique doit bâtir un patrimoine africain.Les réalisations qui appartiennent à la communauté africaine,à l’ensemble des fils et fille du continent,comme les deux tours jumelles du World Trade Center sont pour les U S A.Cet idéal doit commencer d’ abord dans les communautés sous régionales,et s’étendre par la suite à l’ensemble du continent. Dans le but de faire dissiper les nuages qui pourraient encore exister sur la future forme de l’Etat africain,un compromis se doit d’être fait à la base.ceci commande une légère modification de l’acte constitutif de l’union africaine, dans l’optique de détermination claire de la forme du future Etat africain(5)
e-CLAIRE DÉTERMINATION DE LA FORME DU FUTURE ETAT PANAFRICAIN Dans ce fil conducteur, après une levée de l’embiguité contenu dans l’acte, il sera indispensable de réagir positivement pour la fédération d’Etats, ce qui permettra de « courcicuiter », les égoïsmes nationaux, les souverainetés, et la volonté des dirigeants africain. 1-LEVER L’EMBIGUITÉ CONTENU DANS L’ACTE
« Aujourd’hui, l’individualisme à tort..Partout se fait jour le besoin de s’unir » Mais, encore faudrait il que préalablement, les parties qui décident de s’associer déterminent clairement les contours et l’allure à donner à leur union. Force est de reconnaître que l’acte constitutif de l’union africaine ne donne en aucun moment avec précision, la forme sous la quelle le continent devrait réaliser son union. S’agirait il d’une fédération, d’une confédération, ou encore, d’une association ou organisation d’Etats ? Voici la question a la quelle l’acte devra répondre de façon claire et définitive, pour donner avec précision, l’orientation des actions de l’union. A l’analyse, on constate effectivement que l’acte constitutif de l’U A reste muet, pour ne pas dire très ambigu sur la question. En son article 2, il est simplement stipulé qu’il « est institué une union africaine conformément aux dispositions du présent acte. »Or, dans sa définition tel que nous le restitue le petit Larousse, le terme « union d’Etats » désigne « un ensemble d’Etats qui se regroupent sous un même gouvernement, ou pour défendre des intérêts communs »de cette définition du terme « union d’Etats », on peut supposer deux alternatives. Soit il s’agit d’une organisation dans le sens d’une association, au quel cas, on aura pas bougé par rapport à l’O U A Soit il s’agit d’une fédération d’Etats africains, avec un gouvernement supranational. Quoi qu’il en soit, l’acte ne précise pas quelle option elle a choisi. Mais, un parcours minutieux de l’acte fait penser à une structure hybride qui associe les deux options. En effet, l’institution de certains organes, tel le parlement panafricain, la création d’une cour de justice dont les décisions sont obligatoires pour touts les Etats membres, la mission de l’union de : « défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses Etats membres »ainsi que son Droit « d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la conférence » achèvent de conclure sur la tendance fédéraliste que s’imprime l’union africaine. Pourtant, venant en contradiction à cette option, beaucoup d’autres éléments contenus dans l’acte, indiquent que rien n’est totalement amorcé clairement. Puisque l’acte consacre les principes de la non ingérence, et du respect de la souveraineté des Etats. Cette embiguité de l’acte constitutif est certes à l’image du compromis trouvé à Lomé, pour rapprocher les positions divergentes, or, elle gagnerait a être élucidée et traité avec objectivité, pour imprimer à l’union africaine un coup d’accélérateur. C’est dans la même veine qu’une priorité sera donné à l’option fédéraliste.
2-OPTER POUR LA FÉDÉRATION DES ETATS AFRICAINS
Comme l’estime EDEM KODJO, « l’on a pas beaucoup bougé avec le système de multiplicité des Etats, chacun ayant sa souveraineté » Toute chose qui indique que l’acte constitutif de l’union africaine aurait pu opter clairement pour une fédération d’Etats africains. L’occident et le reste du monde avec, s’est coulé dans un vaste mouvement de création de communauté économique et politique. Aux relations privilégiées entre Etats de jadis, se sont peu à peu substitués des rapports nouveaux de type à asphyxié les micros Etats. L’heure est désormais à la constitution de grands ensembles. Et le contexte de mondialisation et de globalisation de l’économie font de l’ »union une contrainte pour espérer affronter les mutations q’elle engendre.Dépassant les potentialités des Etats pris individuellement, les fléaux tels le SIDA et les conflits commandent aux petits Etats une nouvelle organisation politique et économique. Alors, pendant combien de temps, l’Afrique, avec ses 53 Etats souverains, mais très peu outillés pour faire face aux exigences du nouveau millénaire, pourra t-elle encore ramer à contre courrant ? En effet, l’Afrique ne doit plus se contenter de se qu’elle a été j’us que là. Elle doit oser « sous peine de végéter à la périphérie du village planétaire » elle doit réaliser au plus vite son unité politique. Pour IDE OUMAROU, ancien secrétaire General de l’O U A, « une Afrique balkanisé ne pourra jamais rien dans ce monde porté vers les grandes reconstitutions » Il faut donc tendre vers un Etat africain plus fort, et plus unis, qui n’aura d’autres frontières qu’avec les autres continents.Précisement, fédérer les Etats africains.Cette idée ne vient pas ex nihilo, de nombreuses voix l’avaient préconisée, des intellectuels l’avaient soutenue comme voie de salut du continent. CHARLE HENRI FAVROD, dénonçant l’arbitraire des frontières en Afrique, soutien que, « si les frontières ont coupé le continent en tranches, la géologie lui restitue une unité foncière. »Raison pour la quelle, il pense que « l’avenir exige la reconstitution d’un ensemble cohérent ».CHEIK ANTA DIOP, lui, est allé plus loin en affirmant dans la préface à l’édition de1954, de son œuvre,nation nègre et culture, que : « c’est seulement l’existence d’Etats africains indépendant fédérés au sein d’un gouvernement central démocratique, des cotes libyques de la méditerranée,au cap, de l’océan atlantique à l’océan indien qui permettra aux africains de s’épanouir pleinement, et de donner toute leur mesure dans les différents domaines de la création,et de se faire respecter,voire aimer,de tuer toutes les formes de paternalistes, de faire tourner une page de la philosophie, de faire progresser l’humanité, en rendant possible une fraternisation entre les peuples » Ces différentes positions doivent être perçues comme un appel aux gouvernants africains à opter pour la fédération de leurs Etats, afin de construire à la longue les Etats-Unis d’Afrique à l’instar des USA ou de l’U E.car, aussi est il vrai que, même dieu n’a pas créé le ciel et la Terre en un seul jour. Cette option doit clairement figurer dans leurs projets, et faire l’objet d’un consensus, qui viendrait clore le débat sur la forme de l’union. A défaut de faire une union unitaire, qui fera de tout le continent un seul et même Etat, l’Afrique peut opter pour une union fédérale, comme les U S A, avec des Etats qui auraient chacun des compétences, de même que l’Etat fédéral, qui aura des compétences bien définies, et qui seul pourra représenter le continent à l’extérieur.
CONCLUSION
Le continent africain, dans sa configuration actuelle présente des faiblesses certaines.Son état de morcellement, fruit de sa balkanisation par les puissances coloniales, constitue, un véritable frein à son rayonnement au plan international.
Aussi,ses dirigeants ont-ils vu juste de vouloir construire son unité à travers la création de l’union africaine.cette initiative se présente en effet comme la seule alternative qui permettra au continent de tenir face aux défis de la mondialisation et de la globalisation des échanges.En fait,les cinquante trois Etats de l’Afrique,pris individuellement,ne représentent presque rien dans les relations internationales.ou la tendance est plutôt à la reconstitution de vastes ensemble économiques et politiques.
L’initiative des Etats-Unis d’Afrique, via l’U A, est donc heureuse et salutaire.Elle doit rompre avec l’hésitation, et engager l’ensemble des Etats à marcher vers la construction d’une Afrique unie et solidaire, qui n’à d’autres frontières que les limites du continent.
La situation économique déplorable du continent, et la multitude de défis qu’il doit réaliser, commande et exige que l’Afrique dépasse ses divergences et ses différences, ses handicap et ses lacunes, ses faiblesses et ses insuffisances pour se tourner vers la quête d’une renaissance, afin de vivre à la fierté les fils et les filles du continent.
L’unité d’entreprises et d’actions, dans un cadre de paix et de stabilité, seules permettra d’arriver au rayonnement de l’Afrique sur le plan international et de libérer le continent des pesanteurs qui hypothèquent considérablement son développement.
L’Afrique est capable de regenerescence, les ressources et les potentialités ne manquent pas.Cependant,il faut franchir le cap de l’afro pessimisme,pour voire le rêve des pères fondateurs de l’O U A se réaliser. : « Voir tous les Etats africains s’unir désormais pour assurer le bien être de leurs peuples ».En outre il ya urgence pour les dirigeants de battre en brèche l’opportunisme, le carriérisme, le fétichisme politique,et le profitosituationisme,véritable battons dans la roue de l’unité continentale.
Cette vision de l’Afrique doit cesser d’être un rêve et se réaliser.C’est même un impératif, puisque les mutations actuelles q’imposent les systèmes politiques et socio économiques nouveaux à travers le monde, en font une impérieuse nécessité
L’acte de l’union africaine donne le ton, mais, les actions restent à poser.Car, « théorie sans pratique vide, et pratique sans théorie aveugle. » Docteur Nkrumah.
ETATS-UNIS D’AFRIQUE : FICTION OU REALITE ?
Une réflexion de ANDRÉ BLONDEL TONLEU MENDOU Avril 2007
Si proche que soit encore la conférence de Bandung, ses échos se sont rapidement dissipés et l’Afrique suit désormais sa propre voie. Une certaine solidarité afro asiatique subsiste certes comme une interpénétration entre l’occident et l’Afrique. Mais, après une période coloniale relativement courte, son « intelligentsia »s’imprègne graduellement d’une doctrine née hors d’Afrique et qui revient y chercher ses sources d’inspiration et ses lettres de noblesse : le PANAFRICANISME. L’idée d’union ou d’unité du continent n’est donc pas nouvelle.le préambule de l’acte de l’union africaine on donne clairement la preuve on y note que c’est « inspiré par les nobles idéaux qui ont guidé les pères fondateurs de notre organisation continentale et de génération de panafricanistes dans leurs détermination à promouvoir l’unité la solidarité la cohésion et la coopération des peuples d’Afrique et entre les Etats africain » que les chefs d’Etats et de gouvernement ont donné un coup d’accélérateur au vieux projet d’union du continent. L’environnement international actuel, marqué par la mondialisation et la globalisation, est caractérisé par l’existence de très grands ensembles géopolitiques qui président les relations internationales au détriment des pays du berceau de l’humanité. Or encore balkaniser, l’Afrique trouve en la réalisation des Etats-Unis d’Afrique Un espoir considérable pour vibrer en phase avec les mutations du village planétaire. Pourtant, loin d’être un effet de mode ou de simple mimétisme, la vocation de l’Afrique à réaliser son unité émane de la tendance naturelle et la logique de toute structure de l’évolution, et se fonde sur le souci permanent de panafricanisme des dirigeants africains qui entendent ainsi lutter contre la balkanisation et la division des peuples africains, afin de réaliser l’unité du continent. Ainsi, cette réflexion qui se veut objective, éloigne toute idée de polémique et de parti pris. Elle revêt un intérêt particulier, le quel intérêt tien à l’éventualité, ou à l’impossibilité de réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Elle vise de ce fait à construire le temple et non les dieux à adorer. Pour mener à bien la présente analyse, nous ferons appels à des données économiques, sociologiques, historiques et géographiques…, sans prétendre à une analyse d’expert. Dès lors la réalisation des Etats-Unis d’Afrique découle t’elle de la pétition de principe ou du constat empirique ? Autrement dit la réalisation de l’unité africaine est elle une pure vue de l’exprit ? Pour s’en convaincre, il conviendra sans doute avant de faire état des obstacles et des défis au quels l’union africaine est interpellé(II), d’envisager tout d’abord une autopsie du concept panafricanisme, en relation, avec la création de l’O U A(I)
I - DU CONCEPT DE PANAFRICANISME A LA CRÉATION DE L’O U A
L’analyse successive des conceptions du dictionnaire Larousse, celle de l’encyclopédie multimédia encarta deux mille cinq (A) et la genèse du panafricanisme (B) sont indispensables dans l’espoir d’obtention d’une idée plus ou moins précise du panafricanisme.
A - FONDEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DU CONCEPT
On ne saurait se passer de la conception du dictionnaire Larousse (a) et Celle de l’encyclopédie encarta 2005 (b)
a- FONDEMENT DU CONCEPT
1-CONCEPTION DU DICTIONNAIRE LAROUSSE
Le panafricanisme peut être entendu comme une idéologie qui vise la solidarité et l’unité des peuples africains. Il désigne une doctrine politique, socio culturelle, qui prône l’unité des Etats d’Afrique comme étant l’unique voie de leur libération effective, de leur émancipation et de leur développement. Considéré comme doctrine philosophique, le panafricanisme propose l’Afrique dans sa totalité comme devant être l’alpha et l’oméga de toute action politique, économique et culturelle. Force est de constater que la définition allouée par l’encyclopédie multimédia, semble plus explicite ; D’où la nécessité de l’exposer.
2 - CONCEPTION DE L’ENCYCLOPÉDIE MULTIMÉDIA
Le panafricanisme est un mouvement visant à l’accomplissement des Noirs par l’égalité des Droits avec les Blancs, l’indépendance économique et politique. L’idée panafricaine se concrétisa lors du premier congrès panafricain avec la revendication du Droit à disposer d’eux même. Énoncer par le Noir américain Dubois en reconnaissance du sang versé par les africains et américains, au cour du premier congrès, Dubois parvient à sensibiliser les intellectuels Noirs des continents, particulièrement Antillais et surtout Africain. A partir du cinquième congrès de Manchester, il en fire le propulseur de la lutte de l’indépendance. Son expression littéraire étant aimé Césaire et le Sénégalais Senghor. A l’approche des indépendances, cette doctrine prit une forme politique avec une revendication à l’unité des futurs Etats, marquée par l’indépendance du Ghana en 1957, et la fondation de l’O U A à Addis Abeba en 1963. Etant ainsi éclaircit, il serait fondamental d’envisager sa genèse.
B - DÉVELOPPEMENT DU CONCEPT
Le projet de l’unité africaine à l’instar de tout autre courrant de penser à une origine aussi bien exogène (a) qu’endogène (b) au continent berceau de l’humanité. C’est dans la même foulée qu’il conviendra tout d’abord d’analyser ses origines lointaines, afin de faire étalage de son éclosion en Afrique.
a - ORIGINES EXOGÈNES
L’assujettissement des mélanodermes par l’esclavage, a stimulé la naissance d’ un sentiment de solidarité,de convivialité, de ligue, d’alliance, d’harmonie, de concorde, d’affiliation et de fraternité africaine. A l’origine, le panafricanisme est une simple manifestation de solidarité fraternel parmi les Noirs d’axendance africaine des Antilles Britanniques et des U S A d’Amérique. Dans le même fil conducteur, Lansiné Kaba souligne :« ce mouvement est au départ et d’émancipation américaine ». L’évolution de la marginalisation et de la vassalisation des Noirs permettra à la manifestation de solidarité fraternelle d’évoluer vers l’idéologie de la solidarité et d’unité des peuples Noirs. Le mouvement a pour précurseur Kwame Nkrumah,Marcus Gavey,George Padmore,William Dubois et Cheik Anta Diop et Sylvester Williams ; qui convoque une conférence à Londres en 1900. C’est cette réunion de Londres qui mit pour la première fois à la mode le mot « panafricanisme ».
On ne le dira jamais assez, ce mouvement à l’origine ambitionne la renaissance, la libéralisation et l’émancipation du monde noir ; Il s’étend à l’éveil et à l’érection de l’Afrique en une communauté culturelle une puissance économique autonome. Il convient de noter que, comme la propagation de la peste d’un continent à l’autre, l’idée panafricaine inspira plusieurs leaders d’Afrique qui firent d’elle l’ossature de la réalisation de l’unité africaine ; c’est dans ce sillage que l’O U A sera crée en 1963.
B - CRÉATION DE L’O U A A ADDIS ABEBA
L’O U A naît de l’existence de deux tendances aux ambitions quasi contradictoires : la tendance supra nationaliste, ou encore le groupe de Monrovia (1), et la tendance continentaliste ou groupe de Casablanca (2).En réaction au deux tendances précédentes se forma une troisième intermédiaire (3)
1 - LA TENDANCE SUPRA NATIONALISTE
Diriger par le Ghanéen Kwame Nkrumah elle comprenait entre autre le Ghana, la Guinée de Sékou Touré, l’Ethiopie du Roi Séllasié , le Maroc de Mohamed 5 … Ce groupe militait pour une union pluridimensionnel .Donc économique, culturelle, et politique. Il ambitionnait donner au continent une personnalité juridique international, au même titre que les U S A . Cette personnalité devait ainsi permettre au continent de faire entendre sa voix dans un monde multipolaire, fortement marqué par un contexte international morose. Il s’agissait d’une tendance radicale, qui militait pour l’éradication du néocolonialisme sur toute ses formes, pour une planification des ressources du continent, et surtout pour la suspension des frontières issues de la colonisation .Cette tendance voulait la carte de l’Afrique telle qu’elle se présentait avant la conférence de Berlin de 1884 . Plus laconique, il s’agissait d’une approche citoyenne, maximaliste, qui visait l’entière unité du continent. Cependant, les ambitions du groupe de Monrovia obnibulaient l’avancé des ambitions ci dessus présentées.
2 - LA TENDANCE CONTINENTALISTE
Elle était constituée de 19 pays dont, la cote d’Ivoire de phelix Houphouët Boigny. Elle militait pour une union souple du continent, une union économique et culturelle. Selon cette tendance, la première conception est utopique excessive.Elle base son argumentation sur 3, points. -La tendance supra nationaliste entraînera l’autarcie du continent par rapport au reste du monde, dont l’Afrique a pourtant besoin. -Les disparités considérables d’ordres culturels séparent les Etats Africains. -Les Etats africains sont hétérogènes, donc fort dissemblables.
Par opposition au précédent groupe, il avait une approche minimaliste. C’est ainsi que face à la question algérienne, le torchon brûlait entre les deux groupes. En réaction aux deux tendances précédentes se forma unes troisième intermédiaire
3 LA TENDANCE DITE INTERMÉDIAIRE
Favorable.a la création de regroupement sous régionaux locaux qui devraient progressivement déboucher sur la réalisation de l’unité du continent. C’est précisément cette conception défendue par Senghor qui semble avoir été le compromis à la création de l’O U A.Seulement les leaders africains se demandaient si les regroupements régionaux qu’évoquait les partisans de Senghor,une fois formés ne seraient pas un obstacle à la réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Cette inquiétude sera levée, en Août 1963 à Dakar lorsque le principe de la compatibilité des regroupements sous régionaux avec l’O U A. a été formellement reconnu.
Créée en 1963, a d’Addis Abeba l’O U A s’est voulu une sorte de compromis entre la thèse défendu par le groupe de Monrovia qu’incarnait Boigny, et celle du groupe de Casablanca soutenu par Docteur N’krumah.Elle a été conçue dans le cadre d’une coopération entre Etats independants.c’est donc une organisation inter Etatique dont les objectifs , principes et organes sont à l’image du compromis qui a prévalu a sa création. . . Plusieurs faits montrent la nécessité de l’union africaine aujourd’hui, où on relève pour le déplorer une régression pluridimensionnelle du continent aussi bien au niveau de l’espérance de vie qui quitte de 58 ans à 46 ans, une réduction du P N B et de l’évolution du V I H sida qui envahit le continent comme des champignons de mer, et qui, dans plusieurs pays devient un véritable serpent de mer. Est ce à dire qu’il faut exalter la colonisation et ses conséquences ? Certainement non ; D’ou l’importante nécessité d’envisager le caractère impératif de la réalisation des Etat unis D Afrique (II)
II - L’UNITÉ AFRICAINE ET LA DYNAMIQUE DE DEVELOPPEMENT
Au lieu de restaurer les textes de l’OUA pour se conformer avec les réalités nouvelles de la planète, les dirigeants africains ont plutôt posé les jalons d’une nouvelle organisation panafricaine. La question est alors de savoir ce à quoi on devrait s’attendre avec cette nouvelle organisation ? Quels sont les défis qu’elle est appelée à relever pour assurer au continent un développement durable ? Et surtout, à quoi tiennent les obstructions qu’elle devra surmonter pour y parvenir ? dans sa marche vers l’ambitieux projet des Etats-Unis d’Afrique, l’unité africaine rencontre plusieurs épines dans sa chaussure (A), qu’il conviendra de battre en brèche (B), pour envisager l’exposition de quelques vecteurs, incontournables, pour vibrer en phase avec les grands défis du Cosmos contemporain(C).
A - OBSTRUCTIONS À LA RÉALISATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE
Plusieurs facteurs empêchent l’éclosion du proverbial projet de l’unité africaine. Ces obstacles sont aussi bien politiques (a), économiques (b), que sociologiques(c). Dans l’effort de compréhension, chaque obstacle mérite une attention particulière.
a - OBSTACLES POLITIQUES
Le manque de volonté politique, et le refus des chefs d’Etats, d’abandonner certains aspects de leurs souveraineté, constituent les obstacles politiques majeurs, qu’il conviendra d’analyser respectivement. 1-ABSENCE D’UNE VOLONTÉ POLITIQUE DE LA PART DES CHEFS D’ETATS
Les résultats mitigés,voire décevant dans le domaine de l’union du continent africain,sont la conséquence réelle d’une absence réelle de volonté politique.Plusieurs fois,les sommets de l’organisation de l’unité africaine ont accouché de très bonnes intentions qui malheureusement n’ont eu ne serait ce qu’un début d’exécution. Aussi donc beaucoup d’élans ont été freinés parce qu’ils n’ont été soutenus jus qu’à leurs aboutissement par les décideurs africains que sont les chefs d’Etats et de gouvernement. A peine les sommets achevés que s’estompe brusquement la prise de conscience subite et euphorique qui a soutendu ses décisions et résolutions. Il ya donc un problème de volonté politique, une volonté de construire ensemble l’unité du continent.Et cette attitude des chefs d’Etats africains marque à n’en point douter le déficit de volonté politique.car, il ya effectivement un déficit entre une décision prise, et la volonté de l’appliquer aux fins de le faire aboutir. Les systèmes de gouvernement en Afrique fonctionnent de telle façon que seul le chef de l’Etat, détenteur de l’exclusivité du pouvoir, peut imprimer une marque réelle à une action en décidant d’y engager les populations.Mais, malheureusement très peu se sont jusque là engagés de façon individuelle à créer des conditions favorables à l’unité . Au delà des déclarations réticentes des chefs d’Etats,rien n’est entrepris pour assoire déjà au niveau de chaque Etat,une politique propice à l’unité.Et cela complique d’avantage sa réalisation.Cette réticence observée chez les gouvernements africains est peut être la crainte de perdre certains aspects de leurs souverainetés
2-LE REFUS D’ABANDON DES SOUVERAINETÉS.
L’on a encore à l’exprit que c’est la tergiversation entre l’abandon de souveraineté pour se fondre dans un grand ensemble,les Etats-Unis d’Afrique et l’option de coopération au sein d’une organisation panafricaine qui a engendré dès le départ des débats sur la forme que devrait prendre l’union du continent.Pourtant,après un consensus,il a été adopté que l’unité de l’Afrique soit graduelle.Chaque Etat conservant le droit de jouir pleinement de sa souveraineté nouvellement acquise au prix de grandes luttes pour la plus part. Aujourd’hui, alors que l’union des peuples et des Etats africains est à nouveau à l’ordre du jour, le débat resurgit.Peut on réaliser à l’instar des USA ou encore l’U E, l’unité du continent sans que les Etats africains ne consentent à concéder partie ou même totalité de leurs souveraineté dans des domaines spécifiques tels la défense et la télécommunication, la lutte contre les grandes pendemies, la diplomatie ou encore certains aspects du pouvoir politique ? Voici la grande interrogation qui pose le problème de la souveraineté comme obstacle à la réalisation de l’unité du continent. Les gouvernements africains ont un dilemme entre concéder ou ne pas concéder des aspects de la souveraineté de leurs Etats,pour abandonner des aspects de leur pouvoir à un exécutif supranational suscité par une union des africains.Pendant trois décennies,les africains se sont consolidés et leurs élites veulent s’affirmer comme dirigeant politiques.Il est donc aujourd’hui plus difficile dans ces conditions de convaincre les dirigeants d’Etats africains,ayant pour la plus part,accéder à la tête de leurs Etats,bien après l’indépendance,et la création de l’O U A,de se défaire d’une partie de leurs pouvoir,et fondre dans l’union du continent.Certaines voix telles celle du président OMAR BONGO du Gabon se sont élevées pour dire tout haut et de façon claire ce que pensent certainement beaucoup de chef d’Etats : « Le Gabon ne concèdera aucun aspects de sa souveraineté ». Loin d’être une déclaration bénigne, ces propos du chef de l’Etat gabonais, laissent clairement entrevoir l’obstacle que le refus d’abandon des souverainetés constitue pour la construction d’une Afrique unie qui parle d’une seule et même voix. En effet,si chaque Etat jaloux de son indépendance et de sa souveraineté entend n’en concéder aucun pan à un exécutif ,ou ne serait ce qu’a un organe qui agirait pour lui et en son nom,dans des domaines spécifiques,il est évident que le projet d’union du continent demeura une chimère utopique.Ce faisant,les gouvernants ont surtout peur q’un organe au nom de sa contenance supranational ne vienne leur dicter,et cela contre leur gré,des dispositions dites émanant de la majorité.Ainsi,cette attitude protectionniste à de tout temps,et de tout lieu constitué une plaie grave pour l’unité de l’Afrique. Le désir de conserver sa souveraineté chèrement acquis, la sacralisation, la sanctification, l’héroïsation et la divinisation du pouvoir, constituent la charpente de cet obstacle. En effet,. Le politique étant lié à l’économie par le « cordon ombilicale » les obstacles économiques ne sont pas absent dans cette marche (b)
B - OBSTACLES ÉCONOMIQUES
Elles tiennent principalement a la course vers le leadership, et à la diversité des monnaie 1-LA COURSE VERS LE LEADERSHIP
. Chaque Etat veut se tailler la part du lion , chacun veut émerger quand ses confrères vivent dans une misère indescriptible, inexprimable, Bref d’aucun éprouvent parfois le plaisirs de voir leurs pairs tirés le diable par la queue. L’exemple palpable nous vient de la sous région D’Afrique Centrale ou Le Cameroun, Le Gabon et la Guinée équatoriale vivent une guerre froide sans précédent. En effet, la Guinée conçoit mal que son potentiel pétrolier, puisse servir la sous région au même titre que les barrages du Cameroun et le port Autonome de Douala. L’existence de deux bourses sous régionales l’une au Gabon, et l’autre au Cameroun, surtout, la récente expulsion des Camerounais de Guinée Equatorial exprime d’avantage cette course vers le leadership, qui divise, paupérise, empêche la réalisation d’une unité sous régionale et continentale nécessaire, Pour pouvoir tendre graduellement vers l’unité du continent.
2-LA DIVERSITÉ DES MONAIES
La monnaie est considérée comme un élément important de l’identité de l’Etat.l’on a encore en mémoire le prestige que la monnaie de l’actuelle république démocratique du Congo,l’ex Zaïre a eu .Quant on parle de CEDI ,tout de suite,on pense au Ghana.Et quant on fait allusion au CFA,on fait une projection sur la zone franc.Toutes ces réalités démontrent à quel point la monnaie est un élément important qui participe à l’identité d’un Etat donné.Alors,les Etats africains,si attachés aux éléments qui les caractérisent et les distinguent des autres,voudront ils se défaire de leurs monnaies dont ils sont aussi fier que de leurs souveraineté ? Au sein de l’U E, l’Angleterre n’a pas adhéré à l’euro.Ne l’exclu t-il pas de l’U E ? Puisque l’usage de la monnaie unique, symbole par ailleurs d’unité et d’appartenance à une même structure, une même entité, fait ici défaut. Au niveau de l’UEMOA la difficulté existe.Comment réaliser, dans le cadre de l’intégration régional ouest africaine, une vaste zone monétaire avec une seule monnaie ? Cet état de fait traduit bien la difficulté que représente la création d’une zone monétaire unique en Afrique, et partant, l’obstacle qui constituera la multiplicité des monnaies dans le processus de réalisation de l’union. Pour Être complet dans cette analyse un pan de voile se doit d’être levé sur les obstacles sociologiques à l’unité africaine, étape de la réalisation des Etats-Unis d’Afrique.(c)
C - OBSTACLES SOCIOLOGIQUES
Ils sont constitués des particularismes tribaux d’une part, et des minorités blanches d’autre part 1-LES PATICULARISMES TRIBAUX.
L’Afrique compte plus de cent ethnies.Et cette réalité, bien que surmontable, constitue néanmoins un handicap à l’unité du continent. Entre Afrique de culture arabe et Afrique sub saharienne,il ya d énorme différences du point de vue de leurs cultures.Aussi,la division du continent entre Francophone,anglophone et lusophone vient elle s’ajouter à l’extrême diversité ethnique du continent,pour en faire l’exemple même de société hétérogène.
Le sage AHMADOU HAMPATE BA disait certes Que :« C’est la diversité des couleurs d’un tapis qui fait sa beauté »Mais,il faut avouer que cette façon de voire ne peut être totalement vrai que si les couleurs s’harmonisent et s’accordent.Or,quand on sait l’usage que font de cette grande diversité du continent,les politiciens et autres leaders,l’on est en droit de croire que la diversité n’est pas toujours un atout.Au lieu de rapprocher davantage les peuples pour faire de leurs diversités une force et un atout pour le continent,les Leaders africains,et même les groupes de pressions internes comme externes au continent,en font une arme redoutable de combat.Ils font naître de cette diversité des maux affreux et effroyables tels le racisme,la xénophobie,le tribalisme ,l’ethnocentrisme,le tribucentrisme etc.Des maux qui constituent une véritable poudrière en Afique.Il n’ya qu’a se référer à la multitude de conflits tirants leurs origines des différends entre groupes ethniques en Afrique,pour se rendre compte de cette évidence. La mauvaise manipulation de la diversité culturelle et ethnique de l’Afrique, nuit gravement à l’unité du continent, par la désagrégation des valeurs solidarités et d’union qui caractérisent les populations africaines.Les hommes politiques et religieux ont récupéré la diversité de culture et ethnique, à leurs nauséeux avantages.Ils exacerbent la haine raciale et tribale, et font de la diversité ethnique surtout, une source de conflit inter ethniques. Il est donc difficile en l’état actuel des choses d’ignorer que la diversité culturelle et ethnique du continent africain, constitue une poudrière qu’un atout.Il est par conséquent important d’en tenir compte, surtout que beaucoup de conflits à travers le continent, naissent, et sont entretenu par cette diversité. L’existence des minorités blanches, vient renforcer l’obstacle lié à la diversité ethnique.
2-LES MINORITÉS BLANCHES. ,. Séquelle de la colonisation, les minorités blanches, importantes en certains points du continent peuvent constituer un obstacle à l’unité. Il ne s’agit cependant pas d’un phénomène exceptionnel, car les conditions à l’Afrique y ont généralement découragé la colonisation de peuplement.L’impact des minorités blanches dans la crise Ivoirienne, et dans plusieurs conflits en Afrique, est assez illustratif à cet égard. Est ce à dire que nous devons nous comporter en Enfant de Cœur ? Autrement dit, devons nous recevoir cela comme une bénédiction urbi et orbi ? Nous répondons probablement par la négative.
B - EN DÉPITS DES ENTRAVES À LA RÉALISATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE, L’UNITÉ AFRICAINE RESTE ENVISAGEABLE ET RÉALISABLE
Malgré les obstacles présentés si haut, la réalisation de l’unité Africaine demeure actuelle, possible. Ainsi pour mener à bien cet important projet, le développement de la coopération interafricaine (b), le rejet d’une mentalité captive (c), l’introduction dans les programmes scolaires d’une culture panafricaine s’avère inéluctable pour espérer l’effectivité d’un tel projet.Mais, on ne saurait leur donner la priorité, en se passant du règlement des conflits et du maintien de la paix(a) C’est dans la même vision que ces points seront respectivement analysés.
a - LE RÈGLEMENT DES CONFLITS ET LE MAINTIEN DE LA PAIX
L’analyse du règlement des conflits (1), nous permettra, de mieux appréhender,le maintien de la paix(2),défis à réaliser par les africains, pour parvenir à l’ambitieux projet des Etats-Unis d’Afrique.
1-LE RÈGLEMENT DES CONFLITS, OBSTACLE À LA COHÉSION CONTINENTALE
L’union africaine se doit de réagir rapidement l’lorsqu’il ya conflit en Afrique.Rien de durable ne peut se faire dans une atmosphère d’insécurité.l’orsqu’Elle ne détruis pas, elle empêche l’action vers le progrès .Les guerres empêchent toute activité économiques, aggravent l’insécurité et la famine, entraîne l’inflation, et bloque les exportations.La plus part des ressources investies sont fait pour la guerre.Rare sont les pays africains ou les ressources sont aussi abondantes qu’en Angola.Pourtant, sa population continu de vivre dans la misère.Il est donc urgent, voire capitale que les Etats africains s’attaquent à fond aux causes profondes de ceux-ci.Le cas d’intervention des soldats de la CEDEAO en SIERRA LEONE ayant conduit à la conclusion de l’accord de LOME qui a mis fin au conflit le 07 juillet 1999,montre bien que les africains peuvent prendre en main la résolution des conflits sur le continent. L’Afrique doit trouver des moyens pour atteindre les foyers de tension sur son sol.Il s’agit d’un impératif, et même d’un préalable pour le développement des pays,qui du moins à besoin de stabilité pour connaître le progrès.Selon KOFI ANAN,ex secrétaire général de l’O N U, tant que l’Afrique ne sera pas venu à bout de ses conflits,les progrès resteront précaires même dans les pays éloignés du théâtre des hostilités » Des perspectives de l’unité du continent doivent être recherchées, mais, aussi, son développement intégré.Notons toutefois que, qu’une fois les préoccupations réglées, il reviendra à l’union de stimuler, sur le continent, une paix durable.
2-LE MAINTIEN DE LA PAIX, FACTEUR DE RAPPROCHEMENT DES PEUPLES AFRICAINS
La stabilité intérieur et la paix extérieur sont inséparable au développement.L’une des préoccupations majeure des africains sera le maintien de la paix entre les peuples,au sein de l’Etat,mais aussi entre les Etats sur l’ensemble du continent.Il s’agit d’une tache sans difficulté, car, les nombreuses crises latentes, l’exprit de revanche et la persistance des comportements xénophobes la rende beaucoup plus ardue. Pourtant, l’union africaine devra faire de la paix un credo, et œuvrer perpétuellement à assurer les conditions les plus favorables à son maintien sur le continent.Tout compte fait, dans sa mission d’union du continent, la quête de la paix s’impose comme un défi de premier ordre. Pour se faire, l’Afrique doit se doter de structures efficaces et fiables pour assurer la prévention de tout conflit, de nature à troubler la stabilité de l’Afrique.C’est déjà le rôle joué par la force d’interposition de l’union africaine L’anticipation et la prévention des conflits doivent se faire sur la base d’un répertoire systématique de toutes les zones à risque afin que soit exercé sur celle-ci un suivi permanent pour régler et aplanir les différends avant qu’ils n’atteignent les proportions de non retour.
B-LE DEVELOPPEMENT DE LA COOPÉRATION INTER AFRICAINE
Dans le conteste actuel de mondialisation ou même l’évolution du monde vers le « village planétaire » * on comprend que le panafricanisme est appelé à évoluer vers les Etats Unis d’Afrique. Il est en effet un instrument de mise à niveau qui permet aux Africains de participer au « rendez-vous du donner et du recevoir »
Il y a urgence de restructurer l’économie Africaine pour que l’approche soit conforme au besoin des africains. Consommer Africain en développant la culture de produits adaptés aux réalités climatiques,et topographiques du continent .Nous pensons particulièrement au coton,au cacao,au café,,au haricot,aux arachides, pour ne citer que ceux-ci.Les échanges inter Africaine se doivent d’être multipliées. En effet que cherchent les économies Africaines au marché mondiale lorsqu’on dispose de matières premières, des sources d’énergies, des atouts climatologiques d’une population diversifiée et surtout d’un marché de 800 millions de consommateur nécessaire à l’écoulement des productions panafricaines.
Même les grosses pointures Africaines à l’instar de l’Afrique du sud, le Nigeria et l’Egypte ne pourront s’en sortir seule. Le flux des échanges dans les grands ensembles du monde illustre cette importance à plus d’un titre. En 1998 les échanges à l’union européenne sont de 70% contre 50% en 1980 ; en Asie orientale ces échanges atteignent 45% en 1998 contre 25% en 1980. Il en ait de même en Amérique du Nord où ces échanges ont progressé. Plus laconique, il y a urgence de créer un marché pour les Africains car encore en 1998 ces échanges n’avoisinaient pas encore 06% !!! Véritable battons dans la roue d’une quelconque unité du continent. Dans le même fil D’Ariane, ALPHA OUMAR KONARÉ, développe l’approche d’une coopération Sud -Sud. Lors de la célébration de la journée de L’Afrique au siège de l’Unesco, il estime que l’Afrique doit mettre fin à l’exclusivité du face-à-face avec l’Europe car, Il faut l’avouer, la blessure africaine est d’autant grave que seul le mercurochrome ne peut soigner.le développement du continent se doit d’être penser avec de nouveaux paradigmes.IL faut ainsi un état d’exprit et une mentalité authentique qui viendra contre carrer L’explosion du mimétisme qui débouche sur l’enfantement d’une aliénation sans précédent(b)
C - REJET DU MIMÉTISME
Le continent Africain se doit de former une personnalité internationale. L’éclosion de cette personnalité passe par le retour aux sources africaines. D’ou l’urgente nécessité d’une redéfinition du développement qui doit se distancer des assertions capitalistes. Au regard de la conception afro réaliste, il s’agit de la capacité de maîtriser son destin, et de savoir où l’on va. D’ou l’absolu nécessité de se passer du mimétisme, des mentalités schizophréniques, c’est-à-dire le fait d’être nous même et nous battre contre nous même Il y a ainsi nécessité de développer des systèmes propres au continent. Que ce soit au niveau économique, sociale, et politique, ou l’existence du « prête à porter juridique » et politique sont loin d’être maîtrisés, Dans le même fil conducteur, il serait absurde par exemple, de se donner le luxe en consommant des confitures, ou même du pain comme déjeuner, et même se vêtir de soie alors que l’industrie du continent cherche encore ses marques.
En fait ce n’est pas servir la cause du continent ! Car le Blé ne pousse nulle part sur le continent, la soie non plus. Il serait pourtant indiquer de donner une place d’honneur aux battons de maniocs, aux repas issu des produits agricoles locaux, pour ce qui est de l’alimentation, et d’autres denrées culturelles du continent qui permettront de faire d’une pierre plusieurs coups, non seulement en stimulant l’éclosion des petites et moyennes entreprise, mais en luttant aussi contre le « cancer social » qu’est le chômage. C’est ainsi que nous quitterons du stade de consommateur stérile au stade de consommateurs productifs et respectés par la communauté internationale.En d’autres termes, « le séjour d’un morceau de bois dans un cour d’eau n’a jamais fait de lui un crocodile »*9. La réalité des Etats-Unis d’Afrique étant établi, il apparaît pour être complet, de présenter quelques vecteurs de développement du continent©
C- VECTEUR DE L’ÉMERGENCE RAPIDE DE L’UNITÉ AFRICAINE
Le berceau de l’Humanité dispose de plusieurs atouts pour la vulgarisation du projet, et par ricochet de son essor future. Ainsi, la transformation du potentiel en vecteur de développement, l’éducation (1), le développement touristique, et des masse média (2) sans oublier,la promotion de la médecine traditionnelle(), la construction des organisations sous régionales(d) ,l’assimilation des populations, et, priorité des priorités une claire détermination de la forme du future Etats continental ,méritent une attention particulière.
a- L’ÉDUCATION ET LA TRANSFORMATION DU POTENTIEL EN VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT
Dans ses objectifs, L’O U A n’a pas prévu l’éducation, la vulgarisation des pensées panafricaines, chez les jeunes Africains .Or, Comme le baptême chez les chrétiens, la jeunesse panafricaine doit également recevoir l’idéologie panafricaine à la fleur de l’age. Les gouvernements africains se doivent d’insérer dans les programmes scolaires des programmes panafricains pour véhiculer l’idéologie salvatrice panafricaine. En sus, des clubs Union africaine se doivent d’être former dans les Universités, dans les Quartier pour agir par des conférences, des articles, bref des réflexions pour inciter le développement du continent. Car, il y a nécessité de réfléchir avant d’agir, et non l’inverse. La conséquence logique de cette éducation n’est autre chose que la transformation de l’immense potentiel en vecteur d’intégration.
L’Afrique est un continent énormément riche qui doit mettre ses ressources dans le sens de ses intérêts En effet, les africains doivent regarder leurs réalités ensemble dans un miroir, sans pour autant casser ce miroir. D’ou l’urgence de réfléchir ensemble pour un développement collectif, pour un développement qui s’éloignera des égoïsmes nationaux, un développement qui assurera la prééminence de la « respublica » sur la « reprivata ». Ce ci passe par le développement de la coopération sous régionale qui couronnera la libre circulation des personnes et des biens, et le développement des infrastructures à vocation économique. Le développement du tourisme, ainsi que des masses média (2) à l’échelle du continent est inévitable dans cette perspective de développement.
b - DÉVELOPPEMENT DU TOURISME ET DES MASS MÉDIA
L’Afrique dispose d’un immense potentiel touristique, sous exploiter. En effet, elle demeure encore, sous sa forme la plus traditionnelle, la plus précaire. Le tourisme, est un véritable levier de développement. On doit ainsi passer du tourisme à la Gazelle, à l’Afrique de « taxan », pour une politique touristique pragmatique, susceptible de donner une certaine authenticité au continent. De tel enseigne qu’il puisse être convoiter au même titre que la cote D’Azure, la tour Effel ainsi que la statut de la liberté aux U S A .L’impact du tourisme dans l’économie des Etats méditerranéen Illustrerait suffisamment cette importance… Toujours dans la perspective de développement, du continent, la création des mass médias panafricains, s’impose. En effet pour s’informer, sur leur continent les africains doivent avoir recours aux chaînes étrangères, qui pivotent, virevoltent, dénaturent, mieux, biaisent le plus souvent le sens de l’actualité africaine. Ainsi, nous consommons l’interprétation du monde des autres !! Quelle est alors l’interprétation africaine du monde ? D’où l’urgence de créer une chaîne panafricaine comme antidote à Euronews pour l’U E à C N N Pour les U S A et à aljazeera. Pour le monde Arabe.Pour palier au sous développement du continent, aussi, conviendra t-ils de donner une place d’honneur à l’émergence de la médecine traditionnelle africaine (c), et à la croissance graduelle des organisations sous régionales (d).En effet l’union du continent, son développement, ne se fera pas sur du sable.
c- PROMOTION DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE AFRICAINE
L’Afrique dispose d’un potentiel thérapeutique énorme.Les gouvernements se doivent de prendre des mesures nécessaires pour le propulser. En bloquant le passage aux charlatans, aux filou, qui selon leurs méthodes rudimentaires et même mensongères, favorisent le développement du sous développement. L’impact des charlatans et même des marabouts dans la propagation du SIDA,est assez illustratif à cet égard.La médecines traditionnelle africaine se doit d’être développer, au point de faire d’elle une vertu, une singularité internationale.Pour le faire, les tradi praticiens, de commun accord avec les gouvernants doivent s’inspirer du model Indou,et spécialement chinois. Cette médecine doit de se développer du Nord au Sud du continent, en passant par l’Est à l’Ouest du dit continent.Au finish, c’est la symbiose de toutes ces particularités thérapeutiques qui formerons la richesse médicinale africaine.Il ne s’agit pas de la science fiction !!Mais d’une réalité observable, palpable. Aussi est-il vrai que l’Afrique regorge une végétations diversifiée par ricochet, une kyrielle de plantes médicinal à exploiter.l’émergence des organisations sous régionales à l’instar de la CEMAC, CDEAO l’UMA et la SADC, s’avère indispensable pour une union progressive, graduel, et ascendant du continent.
d-EMERGENCE DES ORGANISATIONS SOUS RÉGIONALES VERS L’UNION GRADUELLE DU CONTINENT L’Afrique compte à ce jour cinq sous ensemble régionaux.Visant tous l’intégration du continent africain, il constituent un véritable acquis pour l’union africaine.nonobstant l’existence de nombreux problèmes liés à la réalisation de leurs objectifs. De création d’espaces économiques homogènes ou encore de développement sous régional.ils peuvent efficacement contribuer à la réalisation d’une union efficace du continent.A la seule condition qu’ils soient libéralisés par la libération des échanges au niveau de chacun d’eux,mais aussi par la mise en commun de projets de production et d’infrastructures. 1- LA LIBÉRALISATION DES ECHANGES La libération des échanges est une condition nécessaire à la création d’une Afrique unie et forte.JEAN DE GAULE conseillé pour les affaire africaines du président Jacques Chirac confiait au mensuel africa international que : « sur le plan strictement économique,ce qui fait défaut au continent africain,c’est le cloisonnement des marchés ». Chaque Etat vit dans une certaine autarcie et à du mal à s’ouvrir à ses voisins,encore moins aux Etats de sa sous région.Cette politique de protectionnisme, digne d’un autre age dans cette ère de globalisation des échanges,à pour conséquence de laisser indifférents les investisseurs,qui sont plutôt à la recherche de marchés qui leurs offrent les facilités d’écoulement de leurs productions.Il faut donc impérativement opter au sein des ensembles sous régionaux,pour une libéralisation des échanges,afin de constituer des marchés assez vastes pour les investisseurs,et aboutir à la longue à un marché continental Cette libéralisation pour réussir,doit être voulue par les gouvernements africains qui veilleront à l’élimination entre les Etats membres de la même communauté économique,des droits de douanes à l’importation et à l’exportation,des marchandises.Les Etats membres doivent également veiller à l’abolition des barrières non tarifaires,en vu de la création d’une zone de libre échange au niveau de chaque communauté économique et régional. Ces différentes mesures qui visent la libéralisation des échanges entre lesEtats membres d’une même communauté,pourront ensuite être étendue aux communautés entre elle.Elle doivent procéder par l’élaboration d’étude pour fixer un calendrier d’exécution des différentes mesures arretées.Ces actions,pour être plus efficaces,doivent s’accompagner du renforcement du cadre institutionnel des communautés économiques.Celles ci devront mettre en place des textes qui régiront plus clairement les modalités pour parvenir à la libération des échanges.
2- LA RÉALISATION DE PROJET COMMUN DE PRODUCTION ET D’INFRASTRUCTURES La création d’infrastructure commune aux Etats du continent,et la mise en place de projets de production à n’en point douter,peut contribuer à susciter au niveau des Etats et de leurs peuples,le sentiment d’appartenir à une même communauté.Du fait de posséder quelque chose en commun,on se sent plus proche,car lié par le même destin,le même sort. Cette option pourrait consolider davantage l’union et la solidarité entre les peuples.A ce sujet,l’exemple de l’Afrique Australe citée dans le rapport annuel de la BAD en 1998,est édifiant,et plein d’enseignement en matière d’intégration.Reconnaissant que les transports et les communications par route sont indispensable pour lever les obstacles opérationnels,et faciliter la circulation des biens et des personnes,les membres de la communauté de développement de l’Afrique australe(S A D C) ont créé des corridors de développement.Des routes qui relient les Etats de la sous région.En sus,cinq Etats membre de la S A D C ,l’Afrique du Sud,l’Ile Maurice,le Lesotho,le Malawi et la Zambie ont crée des fonds pour les routes.Bien que réalisées souvent au niveau de quelques Etats,seulement,ces initiatives,peuvent donner un élan positif à la réalisation d’une union durable et solide.de l’Afrique,si elle se multiplie à travers le continent. Les Etats africains doivent quitter le champ des projets jamais mis en œuvre et des décisions jamais appliquées pour passer aux actes concrets.Les projets communs de production et d’infrastructures doivent se multiplier à travers l’Afrique,pour en faire un chantier ou se construisent les symboles forts d’entente,de solidarité,et d’union.L’Afrique doit bâtir un patrimoine africain.Les réalisations qui appartiennent à la communauté africaine,à l’ensemble des fils et fille du continent,comme les deux tours jumelles du World Trade Center sont pour les U S A.Cet idéal doit commencer d’ abord dans les communautés sous régionales,et s’étendre par la suite à l’ensemble du continent. Dans le but de faire dissiper les nuages qui pourraient encore exister sur la future forme de l’Etat africain,un compromis se doit d’être fait à la base.ceci commande une légère modification de l’acte constitutif de l’union africaine, dans l’optique de détermination claire de la forme du future Etat africain(5)
e-CLAIRE DÉTERMINATION DE LA FORME DU FUTURE ETAT PANAFRICAIN Dans ce fil conducteur, après une levée de l’embiguité contenu dans l’acte, il sera indispensable de réagir positivement pour la fédération d’Etats, ce qui permettra de « courcicuiter », les égoïsmes nationaux, les souverainetés, et la volonté des dirigeants africain. 1-LEVER L’EMBIGUITÉ CONTENU DANS L’ACTE
« Aujourd’hui, l’individualisme à tort..Partout se fait jour le besoin de s’unir » Mais, encore faudrait il que préalablement, les parties qui décident de s’associer déterminent clairement les contours et l’allure à donner à leur union. Force est de reconnaître que l’acte constitutif de l’union africaine ne donne en aucun moment avec précision, la forme sous la quelle le continent devrait réaliser son union. S’agirait il d’une fédération, d’une confédération, ou encore, d’une association ou organisation d’Etats ? Voici la question a la quelle l’acte devra répondre de façon claire et définitive, pour donner avec précision, l’orientation des actions de l’union. A l’analyse, on constate effectivement que l’acte constitutif de l’U A reste muet, pour ne pas dire très ambigu sur la question. En son article 2, il est simplement stipulé qu’il « est institué une union africaine conformément aux dispositions du présent acte. »Or, dans sa définition tel que nous le restitue le petit Larousse, le terme « union d’Etats » désigne « un ensemble d’Etats qui se regroupent sous un même gouvernement, ou pour défendre des intérêts communs »de cette définition du terme « union d’Etats », on peut supposer deux alternatives. Soit il s’agit d’une organisation dans le sens d’une association, au quel cas, on aura pas bougé par rapport à l’O U A Soit il s’agit d’une fédération d’Etats africains, avec un gouvernement supranational. Quoi qu’il en soit, l’acte ne précise pas quelle option elle a choisi. Mais, un parcours minutieux de l’acte fait penser à une structure hybride qui associe les deux options. En effet, l’institution de certains organes, tel le parlement panafricain, la création d’une cour de justice dont les décisions sont obligatoires pour touts les Etats membres, la mission de l’union de : « défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses Etats membres »ainsi que son Droit « d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la conférence » achèvent de conclure sur la tendance fédéraliste que s’imprime l’union africaine. Pourtant, venant en contradiction à cette option, beaucoup d’autres éléments contenus dans l’acte, indiquent que rien n’est totalement amorcé clairement. Puisque l’acte consacre les principes de la non ingérence, et du respect de la souveraineté des Etats. Cette embiguité de l’acte constitutif est certes à l’image du compromis trouvé à Lomé, pour rapprocher les positions divergentes, or, elle gagnerait a être élucidée et traité avec objectivité, pour imprimer à l’union africaine un coup d’accélérateur. C’est dans la même veine qu’une priorité sera donné à l’option fédéraliste.
2-OPTER POUR LA FÉDÉRATION DES ETATS AFRICAINS
Comme l’estime EDEM KODJO, « l’on a pas beaucoup bougé avec le système de multiplicité des Etats, chacun ayant sa souveraineté » Toute chose qui indique que l’acte constitutif de l’union africaine aurait pu opter clairement pour une fédération d’Etats africains. L’occident et le reste du monde avec, s’est coulé dans un vaste mouvement de création de communauté économique et politique. Aux relations privilégiées entre Etats de jadis, se sont peu à peu substitués des rapports nouveaux de type à asphyxié les micros Etats. L’heure est désormais à la constitution de grands ensembles. Et le contexte de mondialisation et de globalisation de l’économie font de l’ »union une contrainte pour espérer affronter les mutations q’elle engendre.Dépassant les potentialités des Etats pris individuellement, les fléaux tels le SIDA et les conflits commandent aux petits Etats une nouvelle organisation politique et économique. Alors, pendant combien de temps, l’Afrique, avec ses 53 Etats souverains, mais très peu outillés pour faire face aux exigences du nouveau millénaire, pourra t-elle encore ramer à contre courrant ? En effet, l’Afrique ne doit plus se contenter de se qu’elle a été j’us que là. Elle doit oser « sous peine de végéter à la périphérie du village planétaire » elle doit réaliser au plus vite son unité politique. Pour IDE OUMAROU, ancien secrétaire General de l’O U A, « une Afrique balkanisé ne pourra jamais rien dans ce monde porté vers les grandes reconstitutions » Il faut donc tendre vers un Etat africain plus fort, et plus unis, qui n’aura d’autres frontières qu’avec les autres continents.Précisement, fédérer les Etats africains.Cette idée ne vient pas ex nihilo, de nombreuses voix l’avaient préconisée, des intellectuels l’avaient soutenue comme voie de salut du continent. CHARLE HENRI FAVROD, dénonçant l’arbitraire des frontières en Afrique, soutien que, « si les frontières ont coupé le continent en tranches, la géologie lui restitue une unité foncière. »Raison pour la quelle, il pense que « l’avenir exige la reconstitution d’un ensemble cohérent ».CHEIK ANTA DIOP, lui, est allé plus loin en affirmant dans la préface à l’édition de1954, de son œuvre,nation nègre et culture, que : « c’est seulement l’existence d’Etats africains indépendant fédérés au sein d’un gouvernement central démocratique, des cotes libyques de la méditerranée,au cap, de l’océan atlantique à l’océan indien qui permettra aux africains de s’épanouir pleinement, et de donner toute leur mesure dans les différents domaines de la création,et de se faire respecter,voire aimer,de tuer toutes les formes de paternalistes, de faire tourner une page de la philosophie, de faire progresser l’humanité, en rendant possible une fraternisation entre les peuples » Ces différentes positions doivent être perçues comme un appel aux gouvernants africains à opter pour la fédération de leurs Etats, afin de construire à la longue les Etats-Unis d’Afrique à l’instar des USA ou de l’U E.car, aussi est il vrai que, même dieu n’a pas créé le ciel et la Terre en un seul jour. Cette option doit clairement figurer dans leurs projets, et faire l’objet d’un consensus, qui viendrait clore le débat sur la forme de l’union. A défaut de faire une union unitaire, qui fera de tout le continent un seul et même Etat, l’Afrique peut opter pour une union fédérale, comme les U S A, avec des Etats qui auraient chacun des compétences, de même que l’Etat fédéral, qui aura des compétences bien définies, et qui seul pourra représenter le continent à l’extérieur.
CONCLUSION
Le continent africain, dans sa configuration actuelle présente des faiblesses certaines.Son état de morcellement, fruit de sa balkanisation par les puissances coloniales, constitue, un véritable frein à son rayonnement au plan international.
Aussi,ses dirigeants ont-ils vu juste de vouloir construire son unité à travers la création de l’union africaine.cette initiative se présente en effet comme la seule alternative qui permettra au continent de tenir face aux défis de la mondialisation et de la globalisation des échanges.En fait,les cinquante trois Etats de l’Afrique,pris individuellement,ne représentent presque rien dans les relations internationales.ou la tendance est plutôt à la reconstitution de vastes ensemble économiques et politiques.
L’initiative des Etats-Unis d’Afrique, via l’U A, est donc heureuse et salutaire.Elle doit rompre avec l’hésitation, et engager l’ensemble des Etats à marcher vers la construction d’une Afrique unie et solidaire, qui n’à d’autres frontières que les limites du continent.
La situation économique déplorable du continent, et la multitude de défis qu’il doit réaliser, commande et exige que l’Afrique dépasse ses divergences et ses différences, ses handicap et ses lacunes, ses faiblesses et ses insuffisances pour se tourner vers la quête d’une renaissance, afin de vivre à la fierté les fils et les filles du continent.
L’unité d’entreprises et d’actions, dans un cadre de paix et de stabilité, seules permettra d’arriver au rayonnement de l’Afrique sur le plan international et de libérer le continent des pesanteurs qui hypothèquent considérablement son développement.
L’Afrique est capable de regenerescence, les ressources et les potentialités ne manquent pas.Cependant,il faut franchir le cap de l’afro pessimisme,pour voire le rêve des pères fondateurs de l’O U A se réaliser. : « Voir tous les Etats africains s’unir désormais pour assurer le bien être de leurs peuples ».En outre il ya urgence pour les dirigeants de battre en brèche l’opportunisme, le carriérisme, le fétichisme politique,et le profitosituationisme,véritable battons dans la roue de l’unité continentale.
Cette vision de l’Afrique doit cesser d’être un rêve et se réaliser.C’est même un impératif, puisque les mutations actuelles q’imposent les systèmes politiques et socio économiques nouveaux à travers le monde, en font une impérieuse nécessité
L’acte de l’union africaine donne le ton, mais, les actions restent à poser.Car, « théorie sans pratique vide, et pratique sans théorie aveugle. » Docteur Nkrumah.
Répondre à cet article
Envoyer cet article Il y a 5 contribution(s) au forum.
> ETATS UNIS D’AFRIQUE:FICTION OU REALITE ?
(1/1) 4 novembre 2007
Répondre à ce messageCher frère,bonjours.tout dabord,merci d’avoir consacrer un peux de votre temps précieux pour examiner cette rélexion.En fait,l’orsque dans l’article je j’affirme ainsi,je pense notamment,aux résolutions prises dans le cadre de la communauté économique africaines,et qui ont du mal à etre appliquées.Ainnsi,on dirait que,pendant les sommetsil ya une certaine prise de conscience de la réalité qui se passe sur le continent,et une résolution ferme,pour le combatre en brèche.
Mais,une fois que le sommet est achévé,on assiste à un évanouissement des des résolutions prises.L’avant sommet se présentant ainsi comme l’Etat d’ébriété avancé des chefs d’Etats,et les sommets panafricains,leur lucidité.A ce propos,Kamanda Wa Kamanda,ex sécretaire general de l’O U A,confiat au journal le monde ce ci :"l’orsque les chefs d’Etats sont ensemble,il ya une certaine prise de conscience qui revient à la surface,accompagnée d’une certaine euphorie.Très facilement,ils identifient clairement les problèmes et les objectifs.Mais,ils ne précisent pas toujours comment il faut réaliser ce qu’ils veulent.Ensuite,ils se séparent,et puis,tout le monde oublie comme s’il se livraient à un rituel sacramùentel au quel personne ne peut déroger".Dans le meme fil d’Ariane,en Libye,pays initiateur du projet,pendant que le projet d’union africaine était deja lancé,l’expultion des étrangers noirs dans le courrant du mois d’octobre 2000,sans que les autorités Lybyennes ne les empechent,marque clairement le fossé qui existe entre les objectifs voulus,et la pré¶tion du cadre de leurs realisation.Alors que Kahafi Prone l’unité du continent. Il aurait fallu qu’il se garantisse que les mesures concrètes et réelles sont prises en Lybye pour accompgner sa réalisation éffective.Voila à Mon sens,Mr Vanie,quelques exemples qui soutienent cette position.
S’agissant du deuxième volet de votre intervention,je pense que,le contexte international actuel,marqué par la mondialisation pluridimentionelle,ne donne pas la possibilité à un peuple,un Etat,d’évoluer seul.En fait,l’ére de l’autarcie est révolu.Mais,il ya nécessité pour l’Afrique,de s’urnir,pour parler d’une seule et memevoix au" carrefour du donner et du recevoir" qu’est la mondialisation.Cela facilitera,une humanisation,et aussi un équilibre dans les relations internationales.En faite,une union en beton armé,donnera du poids,au continent,qui pourra à l’avenir,avoir des positions considérables à l’internationle,et par conséquent,d’évoluer en toute souvereneté .C’est donc dire que,à l’heure actuel,L’Afrique ne peut pas se passer de l’occident.Mais une union future solide,l’amènera à émerger seul.Et on pourra ainsi dire:quand l’Afrique s’urnira,le monde tremblera.
Comme vous le constatez,il n’ya ni des notes de bas de page,ni une bilbiographie à la fin de l’article.Etant à ma ^première publication ,je ne maitrise pas encore toutes les touches de rédactions.Dans touts les cas si vous désirez avoir l’article complet,vous pouvez me faire parvenir,votre email. Merci de votre bonne compréhention
Tonleu Mendou Andre Blondel
Répondre à ce message
Répondre à ce messageBonjour chers frères. Tout en m’excusant du retard criarde que j’ai accusé dans le processus de réponse à votre intervention,je vous remeci d’avoir accorder un peu de votre temps précieux pour la lecture de cette réflexion.
Effectivement,je corrobore,votre point de vu,selon le quel,le noir n’est pas inférieur au blanc.En fait,le genre humain est unique.Ce ci est d’autant vrai que,pendant une bonne période de l’histoire de l’humanité,l’Egypte représentait ce que représent aujoudhui le quartier Latin en France,et la Havar university aux USA.Bien plus,plusieurs découvertes scientifiques ont été faites par des noires.A ce sujet,je pense qu’il serait impérieux de lancer un régard curieux dans l’ouvrage intitulé :émigration un régard africain pou s’en convaincre.
Oui,il ne serait pas insensé de dire que le malheur de l’Afrique vient de l’Europe.POur l’intant,la meilleure réaction noble à cet assujetissement n’est autre chose que l’unité de l’Afrique,du Nord au sud,et de l’est à l’ouest Merci
Répondre à ce messageTout dabord,merci chèrs frères d’avoir accordées une attention singulière à la lecture de cette réflexion.
Je m’excuse aussi pour le retard accentué ,en ce qui concerne ma réaction.
Effectivement,je suis entièrement en phase avec vous l’orsque vous affirmez que le noir est égale au blanc.Cela est d’autant vraie que le genre humain est unique.Pour preuve,l’Afrique est le berceau des civilisations,le berceau de l’humanité.l’Egypte ancienne a été ce qu’est aujoudhui la havard university aux USA et le quatier Latin en France.Donc,les connaissances développés aujoudhui ne représentent qu’une vulgarisation du savoir acquis en Afrique. Plusieurs noirs ont éffectués des découvertes scientifiques au meme titre que les occidentaux.Par conséquent, sous cet angle on ne saurait parler d’une hiérarchisatiopn des races ou des cultures. Pour plus de précision je vous invite à lire l’ouvrage du PR Jean Emmanuel Pondi intitrulé : Emigration Un regard africain
A la question de savoire si l’Afrique peut se passer de l’Europe ? Je pense sincèrement,que,loin d’etre idéaliste,il ya nécessité d’etre hiper réaliste.En faite,l’ère de l’autarcie est révolue.La mondialisation actuelle est venue rompre les frontières multiples existentes.Ce qui rend difficile une fermeture de l’Afrique sur elle meme. Mais très prochainement,elle pourra se passée de l’occident.Car disposant de plus de 800 millions de consommateurs,de souces d’énergies et matières premières multiples. Toutefois cela ne sera une réalitée,exclusivement dans la mesure ou l’Afrique réalise son unité,en créant par ce fait,les « Etats -Unis d’Afriques. »
Andre Blondel Tonleu Mendou
Répondre à ce messageHAUT | Accueil | Qui sommes-nous? | Liens dézombificateurs | Zone Ouverte de Discussions | Participez !! | FAQ | Admin
SYNDICATION |
ARTICLES POPULAIRES & VISITÉS |
PLAN |
ÉDITION EN MODE TXT |
TOUS LES RÉDACTEURS
Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL
Le matériel publié sur ce site est soumis à cette license de Creative Commons