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À propos de cette page
Ce sera le point culminant de deux ans d’organisation pour créer un espace autogéré où se tiendront des activités sociales, culturelles et politiques, ancré dans ce quartier qui possède une riche histoire de luttes populaires. A ce jour plus de soixante-dix organisations, réseaux et regroupements québécois (tels que le FRAPRU) ont publiquement appuyé ce projet et ont signé sa déclaration publique (voir la liste ci-bas).
« Le centre social autogéré est un projet communautaire nécessaire », signale Pat Grand’Maison, l’un des porte-parole du groupe. « Il vise à rendre possible la culture alternative dans des lieux qui ne coûtent pas les yeux de la tête. En effet, les projets culturels et politiques qui cherchent à demeurer autonomes des subventions étatiques et du marché économique se butent toutes aux coûts élevés des loyers provoqués par la spéculation immobilière. En ce contexte de crise, la majorité des projets immobiliers font face à des difficultés de financement. Les besoins des personnes ne peuvent attendre la fin d’une crise largement provoquée par l’inconséquence des acteurs du marché capitaliste. C’est en ce sens que le Centre social autogéré investit un bâtiment pour y établir le siège de ses activités. »
Une conférence de presse se tiendra juste à l’extérieur du bâtiment quelques temps après son occupation. Elle sera suivie par des activités à l’extérieur toute la soirée (cinéma, animation de rue, nourriture et musique), ainsi que le jour suivant. Le Centre social autogéré ouvrira officiellement ses portes le samedi 30 mai avec un gros party d’ouverture.
Pour plus d’information, s’il-vous-plait contacter nos porte-parole médiatiques ou visitez www.centresocialautogere.org
Une liste, qui s’allonge sans cesse, d’organisations qui appuient le
Centre social autogéré et qui ont signé sa Déclaration publique :
Le Syndicat des travailleurs(euses) de la Clinique communautaire de Pointe
Saint-Charles-CSN
Front commun des personnes assistées sociales du Québec
Regroupement des comités logement et des associations de locataires du
Québec (RCLALQ)
le FRAPRU
L’ASSÉ (Association de pour une solidarité syndicale étudiante) et ses
groupes membres
Le collectif des locataires de Villeray
Reclaim !
Infringement Festival
Laboratoires Theatral Optatif
Le Campement Autogéré
La Coop les Jardins de la Résistance
AECSSP-UQAM (Association Étudiante des Cycles Supérieurs en Sciences
Politiques de l’UQAM)
La Pointe Libertaire
Réclame ta rue (Qc)
Projet MUCS - NDG
ADDS (L’Association de Défense des Droits Sociaux)
Le Frigo Vert
Groupe de Recherche d’Intérêt Public de l’UQAM (GRIP-UQAM)
Quebec Public Interest Research Group at Concordia (QPIRG - Concordia)
Entraide logement Hochelaga-Maisonneuve
Le D.I.R.A.
Apatrides Anonymes
La Conspiration Dépressionniste
Association facultaire des étudiants et étudiantes en arts (AFÉA-UQAM)
Cazelais Libre
Tadamon !
Projet Accompagnement Solidarité Colombie
Popir comité logement (St-Henri)
Mouvement québécois pour une décroissance conviviale
Communauterre (Drummondville)
People’s Potato ( La Patate du Peuple )
Union communiste libertaire - Montréal
MAV - Montréal à vélo
Association générale des étudiants et étudiantes du collège Lionel-Groulx
(AGEECLG)
Comité chômage de l’Est de Montréal
Café-Coop Touski
Comité logement Trois-Rivières
Institut de Recherche et d’Information Socio-économique
Collectif Artivistic
Maison La Virevolte
Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants
Organisation populaire des droits sociaux - Maison Aline Gendron (OPDS)
Comité populaire Saint-Jean-Baptiste
Centre d’écologie solidaire et appliquée (CESA)
Café-coop chaos
COBP
le collectif Emma Goldman (UCL-saguenay)
Liberterre
Comité d’action des citoyennes et citoyens de Verdun (CACV)
Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal (OPDS-RM)
Montréal-Nord Républik
Regroupement Autonome des Jeunes (RAJ)
Solidarité Sans Frontière
Association Étudiante du Cégep de St-Laurent (AECSL)
Personne n’est illégal/No One Is Illegal-Montreal
Association Générale Étudiante du CÉGEP du Vieux Montréal (AGECVM)
Comité de base pour l’action et l’information sur le logement social
(comité BAILS)
Centre des Méfias Indépendants (CMI)
Masse critique, collectif écosocialiste au sein de Québec solidaire
Quebec Public Interest Research Group at McGill (QPIRG-McGill)
Industrial Workers of the World - Section Montréal (IWW-Mtl)
Le Comité logement Rosemont
Bloquer l’Empire - Montréal
Comité social Centre-Sud
Anarkhia
Montreal Permaculture Guild (MUCS)
UCL à St-Jérôme
AFESH
Q-team
la Commission Populaire
Comité des sans-emplois Montréal-Centre
Les Éditions Écosociété
Collectif Les Sorcières
Comité de coordination et d’action des femmes de diverses origines pour le 8 mars.
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La liberté
Par Karim Abdellatif

Max Stirner : « La liberté ne peut être que toute la liberté ; Un morceau de liberté n’est pas la liberté. »
La liberté est un mythe… L’homme naît enchaîné et déambule dans le vaste corridor de la vie pieds et poings liés. Sa religion façonne sa morale, son pays lui impose des limites territoriales à ne pas franchir et sa famille lui transmet un nom et une histoire. La liberté est une chimère dont se parent les imbéciles heureux. C’est un concept qui entraîne une insatisfaction permanente et cause souffrance et misère intellectuelle, puisqu’il ne sera jamais atteint…
L’être accompli est celui qui a su dépasser ce mythe et assimiler l’ineptie de la liberté et des scories qui lui sont attachées. L’homme sage sait que la liberté est une fantaisie et qu’il est vain de la poursuivre.
La liberté, si elle existait, supposerait l’absence de contrainte et de pouvoir coercitif, or l’homme a par essence besoin de violence pour croître et vivre. Petit, ce sont les corrections qui lui permettent de ne plus faire d’erreurs et d’intégrer les règles de la société. C’est le bâton du kottèb, la férule du maître d’école et les coups du père qui font de l’enfant un homme ou une femme mûrs. Plus tard, à l’âge adulte, ce sont les forces de police et les systèmes judiciaire et pénitentiaire qui remplacent la poigne du père et des éducateurs. La crainte qu’ils font naître dans le cœur des individus est salutaire car elle sert de garde-fou pour les personnes les plus excessives et qui ont naturellement tendance à déliter les liens sociaux. La violence institutionnelle trace les lignes blanches sur la route de la vie, elle indique au citoyen la voie à suivre et les bornes qu’il ne faut pas dépasser.
Le bonheur ne doit pas être recherché à travers la liberté, mais dans le renoncement à celui-ci. C’est en assimilant l’ensemble des contraintes sociales, et en se mouvant à l’intérieur du cercle étroit qu’elles dessinent, que l’homme peut prétendre être libre. Car est-ce cela la liberté que de pouvoir outrepasser les lois et les usages ? Est-ce la liberté que de renoncer à Dieu, à la patrie, à la famille, à la droiture ?
La liberté est éculée, seule demeure la lutte contre l’oppression. Ce n’est pas un combat pour la liberté, mais une bataille contre l’autoritarisme et l’obscurantisme. Les libertés d’expression et de pensée sont des joyaux qui s’arrachent. N’y a-t-il rien de plus triste que ces pays où tout est permis ? Les gens y sont anesthésiés et avachis. Ils ont perdu toute vitalité, la « liberté » leur semble naturelle et acquise. Les luttes de leurs pères sont oubliées et occultées.
La liberté est un centaure ivre qui galope dans l’imagination débridée des libertaires. C’est une idée saugrenue et dangereuse qui peut briser la cohésion des sociétés humaines. Les hommes se soulèvent en son nom, remettent en cause et défient l’autorité. La substance de la liberté est le néant, car qu’est-elle en fin de compte, si ce n’est un ensemble de propriétés définies par la négation : pas de tyrannie, pas de censure, pas de répression, pas d’interdits moraux ?
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C’est maintenant dans l’indifférence que nos jeunes soldats meurent en Afghanistan. Il y a quelques semaines le soldat Sean David Greenfield est mort, comme 49 autres de ses frères d’armes, n’avaient pas franchis le seuil des 25 ans. Encore il y a quelques jours, trois autres soldats canadiens sont morts. Puisque volontaires, dans une démocratie, ces jeunes et tous les autres soldats de Valcartier qui partent maintenant auraient consentis à participer à cette guerre. Est-ce véritablement le cas ? Sont-ils informés adéquatement pour s’engager dans une telle aventure ?
La fabrication du consentement en action.
Le code journalistique de Radio-Canada souligne l’importance des média électronique, et surtout de la « Première chaîne » télévisuelle pour une information juste et équilibrée.
En septembre 2007, cinq organismes citoyens membres du regroupement Échec à la guerre déposent une plainte à l’Ombudsman de Radio-Canada pour dénoncer la couverture biaisée de la société d’état par rapport au conflit afghan, favorisant le point de vue du gouvernement canadien et des Forces canadiennes. « Le Canada est en guerre pour assister la population afghane qui souffre. »
La plainte, très précise, traite exclusivement de la couverture télévisuelle de Radio-Canada lors du premier déploiement en Afghanistan des troupes de la base militaire Valcartier, au cours des mois de juillet et août 2007. Elle affirme que nos médias d’information évacuent les enjeux géostratégiques, le pourquoi de la guerre, au profit d’une insignifiante couverture de théâtre tactique.
Après évaluation de la plainte, l’Ombudsman prend la décision d’inclure également la couverture pour juin, ainsi que la totalité de la couverture médiatique (télévision, radio et même internet) dans l’espoir de démontrer l’objectivité de la société. A la lecture de la décision, il semble que Madame Julie Miville-Dechêne ait été incapable de refuser la plainte des organismes de paix autrement que par cette méthode touchant plus de 200 événements de couverture. Elle souligne son incapacité à juger des omissions dans la couverture.
Cette distorsion de la plainte ne semble pourtant pas suffire. Le rapport final de l’Ombudsman de notre société d’état doit pousser à un seuil d’insignifiance la notion d’objectivité journalistique pour pouvoir atteindre l’objectif du rejet de la plainte. Quitte à friser l’absurdité, les événements médiatiques relevés sont discriminés en deux catégories : la simple couverture d’un évènement de type reportage, et une deuxième catégorie qui comprend les entrevues d’analyse. Ainsi, 80% des éléments médiatiques sont automatiquement rejetés comme des reportages de couverture, objectifs par défaut. Le journaliste ne fait que rapporter l’événement, peu importe le fait que la Défense Nationale et le gouvernement soient derrière l’événement et en profitent pour passer leur message.
Pour le simple citoyen qui tente de comprendre la logique, la conclusion est simple. Celui qui a les moyens de fabriquer l’évènement médiatique, contrôle l’information. L’État a les moyens, c’est son message qui passe.
Nos jeunes citoyens, une opposition muselée.
Nos plus jeunes concitoyens, ceux directement ciblés pour participer à cette guerre, ont compris le message. Ils se sont mis à la tâche dans la conception d’évènements anti-guerre. Le cœur de leur analyse : « Le Canada est en Afghanistan, au service du Pentagone, pour établir un régime capable de contrôler les visées de l’Iran, de la Russie et de la Chine sur les richesses fossiles de la mer Caspienne. »
Les organisations étudiantes ont orchestré des dizaines d’évènements de protestation contre le recrutement militaire dans les institutions scolaires et au centre de recrutement des Forces canadiennes. Évidemment, nos institutions scolaires ne doivent pas être des lieux d’endoctrinement.
Toutefois, aucun évènement d’opposition au recrutement n’a été considéré comme digne d’une couverture par les services télévisés, encore moins la chaîne principale de notre valeureuse société d’état. Ni les manifestations mensuelles devant le centre de recrutement des Forces Canadiennes, ni les actions théâtrales d’opposition aux tables de recrutement et encore moins l’opposition à la présence des cadets de l’armée lors des évènements militaires pendant le 400e de Québec. L’indifférence totale.
Les événements organisés par les premiers intéressés par la guerre, les jeunes, recrutés et sujet à partir au front, n’intéressent pas nos journalistes de la télévision. On ne s’intéresse à eux qu’à l’instant précis où ils reviennent en cercueils semble-t-il.
Les universités et les instituts de recherche : des fabriques à propagande ?
Ce qui intéresse nos média, c’est l’information objective des chercheurs.
Grâce à ses énormes budgets, le Ministère de la défense a donc mobilisé, au service des Forces canadiennes, un imposant réseau de centres de recherches universitaires en sciences politiques. Son outil, un programme de financement nommé le Forum sur la sécurité et la défense (FSD) qui a pour but de mouler les cerveaux de nos plus brillants universitaires, souvent nos jeunes, au militarisme.
Ces centres sont devenus le gagne pain d’une centaine d’éminents spécialistes des sciences politiques, de la géostratégie, des affaires internationales et des enjeux sécuritaires de toutes sortes. Plusieurs de ces chercheurs sont maintenant bien connus du public. Selon le rapport annuel du FSD, au cours de l’année 2006-2007, les spécialistes de ces Centres au Canada ont pris part à 420 événements spéciaux, donnés 1 200 entrevues dans les média et publié 115 lettres d’opinion dans les journaux.
Dans le contrat de financement d’un centre de recherche financé par la Défense nationale, il y a des clauses obligeant les communications médiatiques. Dans le cas de la Conférence des associations de la défense, un lobby militariste, cette organisation doit s’engager à appuyer des activités qui, selon les exigences de la Défense nationale « contribuent manifestement aux politiques nationales du Canada ». On apprend dans le même document que l’organisation doit annuellement « obtenir des médias au moins 100 demandes d’entrevues et de documentation pour la radio et la télévision ». Est-ce le type d’exigences auxquelles se soumettent les Centres de recherche universitaires et les chercheurs pour obtenir, eux aussi, les fonds du FSD ?
Il est difficile à croire que la Défense nationale finance de façon désintéressée les chercheurs en science politique. L’analyste-chercheur à la télé vous informe-t-il, ou est-il là pour vous endocrtiner ?
Une affaire de spécialistes ?
Pourtant, les occasions de présenter des couvertures critiques de l’armée ne manquent pas, et le mouvement « Cadets Canada » en est un exemple flagrant. Le silence total de Radio-Canada sur cette question a de quoi laisser songeur. Heureusement, les syndicats d’enseignants commencent à travailler sur la question.
Dans le contexte de guerre actuelle, la ligue navale du Canada intéresse vos jeunes à la culture militariste dès l’âge de 9 ans. Pour le mouvement « Cadets Canada » dans son ensemble, 50 000 jeunes, plus de 200 millions de budget, les efforts d’intéressement s’effectuent dès la sortie de l’école primaire, soit, 12 ans. Lorsqu’on réalise que ces organismes utilisent les infrastructures scolaires québécoises pour hameçonner nos jeunes et même pour y tenir leurs activités, nous sommes en présence d’un enjeu médiatique tout ce qu’il y a de plus préoccupant.
Les questions relatives au recrutement ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Les nombreux contacts avec les journalistes de Radio-Canada ont permis de saisir comment se fabrique le consentement des Canadiens à la guerre. Les directeurs de l’information de notre société d’État ont réussi à convaincre leurs subalternes que les questions militaires sont trop complexes pour en faire l’analyse. Puisque politiquement trop délicates et controversées, elles ne devraient apparemment être l’apanage que d’experts de l’armée ou de spécialistes prétendument indépendants provenant d’institutions académiques. La couverture des guerres et des conflits dans nos médias est donc devenu le terrain exclusif des universitaires souvent soutenus par l’armée, des ex- « hauts gradés de l’armée » et des politicailleux qui suivent la lignes de partis.
Si il en est ainsi pour une Société d’état indépendante, comment en serait-il autrement pour les média électroniques privés, qui salivent déjà face aux milliards qui sont entre les mains des militaires ? Pour les patrons, les journalistes sont trop occupés à chasser la quotidienneté de la nouvelle et ils ne peuvent pas saisir la subtilité de ces enjeux politiques sensibles.
Cette structure qui a pour but de fabriquer le consentement populaire ne semble heureusement, à long terme, pas donner les résultats escomptés. L’opposition populaire à la guerre s’est transformée pour beaucoup en indifférence et pour certain, grâce à l’information disponible sur internet, en cynisme. Les premières victimes en sont la population Afghane, puis nos jeunes militaires et finalement les média qui négligent de protéger la démocratie.
La fabrication du consentement à la guerre doit, de tout évidence, devenir une préoccupation centrale pour les journalistes consciencieux. La loi sur la protection du consommateur condamne la publicité trompeuse. Compte tenu de ses conséquences dramatiques, devons-nous aussi condamner la propagande trompeuse de l’armée ?
Alexandre Vidal, Campagne étudiante
Normand Beaudet, membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence.
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Êtes-vous impliqué.es dans la lutte contre le colonialisme ou le racisme au Québec ?
Est-ce que vous vous dites personne de couleur ou allié.e ?
Est-ce que vous vous dites (pro)féministe ? Antiautoritaire ?
Est-ce que ça vous tente de partager vos expériences et analyses avec d’autres militant.es antiracistes ou anticoloniaux au Québec, avec la population en générale et avec le milieu académique ?
Si vous avez répondu "oui" à ces questions, nous voulons vous rencontrer !
Nous sommes Robyn et Shirene et nous travaillons au Collectif de recherche sur l’autonomie collective (le CRAC), groupe affilié à l’École des affaires publiques et communautaires de l’Université de Concordia (sous la responsabilité d’Anna Kruzynski). Le CRAC est un groupe d’affinités composé de militantEs antiautoritaires et (pro)féministes qui travaille à documenter la diversité et complexité de son propre mouvement, et ce, avec les militantEs des réseaux et groupes étudiés. Il s’intéresse en fait aux groupes et réseaux anticapitalistes antiautoritaires ayant émergé au Québec depuis 1995 (voir le répertoire en construction http://repertoire.crac-kebec.org/).
Nous travaillons sur une étude de cas qui sera réalisée à partir d’entretiens avec des personnes de couleur et leurs allié.es qui se disent (pro)féministes et antiautoritaires et qui militent au sein de groupes, organisations ou projets antiracistes ou anticoloniaux. Lorsque nous aurons terminé, l’étude de cas prendra la forme d’un petit livre (une monographie) qui contiendra notamment une description détaillée des militant.es, évènements et projets de ce réseau. La deuxième partie du livre sera consacrée aux plaisirs, défis et contradictions associés à ce type de militantisme dans la conjoncture actuelle, ainsi qu’aux apprentissages à tirer des expériences militantes des participant.es au projet. Ce livre servira non seulement à alimenter des recherches futures, mais il pourra être utilisé par des organisations et militant.es qui s’impliquent dans la communauté.
D’ici les prochains mois, nous allons réaliser des entretiens individuels avec ceux et celles qui voudront participer à notre étude. Il est important de noter que ceux et celles qui participeront au projet auront l’occasion de réviser et de valider leur contribution à l’étude de cas. De plus, nous nous engageons à la confidentialité ; c’est-à-dire, qu’aucun nom n’apparaîtra dans les documents qui seront publiés. Votre participation est entièrement volontaire et ne sera pas compensée monétairement.
Toute personne qui se dit personne de couleur ou alliée (telle que défini ci-dessous), (pro)féministe et antiautoritaire, et qui s’implique dans un groupe, réseau ou projet antiraciste ou anticolonial est encouragée à participer. En d’autres mots, si vous répondez oui à toutes les questions suivantes, nous voulons vous rencontrer !
Est-ce que vous lutter contre le sexisme et le patriarcat ?
Dans votre for intérieur, est-ce que vous refusez la légitimité de l’État et toute autre forme d’autorité illégitime ? Est-ce que vous tenez à la démocratie directe et l’organisation non-hiérarchique ?
Êtes-vous un.e militant.e ou organisateur.trice dans un groupe ou projet (au Québec) qui œuvre, en premier lieu, contre le racisme et le colonialisme ? Qu’il s’agisse notamment d’un groupe communautaire, groupe d’affinité antiautoritaire, collective de femmes, fédération de groupes, un projet d’éducation populaire, un projet d’art engagé, etc. ?
Si vous voulez participer, SVP nous contacter avant le 10 novembre 2008. Si vous avez des questions ou si vous avez besoin de plus d’informations, SVP n’hésitez pas à nous contacter !
Si vous connaissez d’autres personnes, qui habitant le Québec, qui pourraient-être intéressées par cette étude, SVP leur transmettre cette invitation.
Au plaisir d’avoir de vos nouvelles !
Robyn Maynard et Shirene Eslami
Pour le Collectif de Recherche sur l’Autonomie Collective, robynmaynard@gmail.com ou shirenee@gmail.com, 514-848-2424 poste 8709,
Site Internet : http://www.crak-kebec.org
Qu’entendons-nous par personne de couleur et allié.e ?
Personne de couleur : racialisé.e, brun.e, noir.e, mixte, Africain.e, Autochtone, Première Nation, Inuit, ’West Indian’/des Caraïbes, Latino Americain.e, Asiatique, est-asiatique, moyen-orientale, sud-asiatique, "non-blanc", non-Européen.e, minorité (in)visible.
Allié.e : Quelqu’un.e qui n’est pas une personne de couleur, mais qui reconnaît l’oppression structurelle que subissent les personnes de couleur, ainsi que le fait que sa blancheur lui assure un certain privilège. Un.e allié.e comprend que ces dynamiques sont non seulement structurelles, mais font aussi partie des relations interpersonnelles quotidiennes. Un.e allié.e lutte activement contre ces dynamiques par l’action collective et par l’Introspection, et ce, en solidarité avec les personnes de couleur qui luttent pour leur autodétermination.
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Il y a quelques semaines, le gouvernement Harper promettait s’il était réélu, de donner un crédit d’impôt de 5 000$ aux personnes qui achètent leur première maison.
Mais que fait-on pour les moins bien nantis ?
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Sociologue et militante humanitaire, Carol Mann revient de l’Afghanistan où elle travaille sur le problème de la surmortalité maternelle désastreuse dans ce pays, même sept ans après le départ des Talibans. C’est un problème certes reconnu, mais que les médias ignorent et que les grandes agences humanitaires négligent.
« L’Afghanistan détient deux records mondiaux des plus remarquables à notre époque. La province du Helmand, au sud du pays et actuellement aux mains des Talibans, est à elle seule en passe de devenir le premier producteur mondial d’opium (92% de l’héroïne mondiale), cultivant plus de drogues que la Colombie ou le Myanmar entiers.
Une autre province plus au nord-est du pays, qui faisait partie du fief de Massoud et province leader dans le commerce des drogues à l’époque des Talibans, il y a une quinzaine d’années, détient un record plus sinistre encore et plus méconnu. La région du Badakhshan totalise 6 500 décès maternels pour 100 000 naissances, ce qui constitue le chiffre le plus élevé jamais enregistré. Selon les statistiques les plus récentes de l’OMS (2), l’UNICEF et l’UNPFA, le taux de mortalité maternelle du reste de l’Afghanistan est le deuxième plus élevé du monde, après celui du Sierra Leone : il atteint 1 800 morts pour 100 000 naissances (...). »
Quelles sont les causes de cette situation catastrophique ? Selon Carol Mann, ce sont l’aide humanitaire insuffisante et l’abandon du peuple par le gouvernement ; la discrimination fondée sur le genre ; les mariages forcés mères de filles de 12 à 14 ans offertes comme monnaie d’échange pour payer des dettes ; l’inégalité alimentaire ; les traditions tribales et le fondamentalisme religieux. L’auteure pointe aussi le laisser-faire complaisant des Occidentaux qui se réfugient derrière le prétexte des différences culturelles.
« Cependant, je refuse de cautionner la moindre tolérance devant ce qui est réellement inacceptable, où que ce soit, ce que nous (les féministes, les bien-pensantes, les emmerdeuses de salon, même les féministes islamistes) sommes en train de faire en Afghanistan. La diversité autorise-t-elle des morts aussi brutales, une violence aussi insensée contre des fillettes simplement parce qu’une prétendue tradition culturelle ou religieuse livrerait leur corps d’enfant à une union sexuelle ? Le respect de l’espace privé et le rejet d’une offre occidentale jugée néo-coloniale légitimeraient-ils l’interdiction d’accéder à une aide médicale pendant un accouchement ? »
Un article remarquable. Du grand journalisme engagé comme on n’en trouve plus beaucoup aujourd’hui.
Lire l’article intégral : « La mortalité maternelle en Afghanistan, un record mondial qui laisse indifférent », par Carol Mann, sociologue.
Châtelaine VS le Conseil du statut de la femme
Sur Sisyphe également, suivez un débat sur les attaques de la directrice de Châtelaine contre le Conseil du statut de la femme dont elle demande l’abolition. C,est un rapport sur l’hypersexualisation publié par le CSF en juin dernier et qui soulignait la responsabilité des médias qui a déclenché une sorte de vendetta médiatique contre le Conseil du statut de la femme. Le CSF a réagi, appuyé par Sisyphe et par une liste de personnes et de groupes qui s’allongent quotidiennement : ils ont signé une lettre adressée par Sisyphe à la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre. Deux articles :
« Sexe et médias - Le Conseil du statut de la femme répond à Lise Ravary, directrice de Châtelaine » - Lisez aussi le débat qui suit cet article.
Cyberlettre de Sisyphe- Si vous souhaitez être avisé-e par courriel de la publication régulière des articles sur Sisyphe, envoyez un courriel à sisyphe@globetrotter.net en écrivant simplement Oui dans le sujet du message. Nous placerons votre adresse courriel dans nos listes.
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J’ai retrouvé cet article dans le journal Notes Internationalistes de mai 2004. On constate encore une fois que les syndicats récoltent ce qu’ils sèment : le corporatisme et la défense du capitalisme.
TQS, le torchon noir de la télé
TQS et la société Cogeco sont reconnus pour leurs reportages pourris et anti-ouvriers.
Rappelons le salissage des squatters du Centre Préfontaine avec la présentation d’un montage vidéo à l’ex-maire Bourque l’incitant à envoyer la police pour les déloger. Et lorsque des travailleurs et des travailleuses ont fermé le port de Montréal, le 11 décembre dernier, on a pu voir un reportage chez la famille en peine d’un camionneur bloqué. Mais TQS a aussi sa guenille noir. Suite à un reportage du journaliste Gary Arpin sur la grève à Radio-Nord à Rouyn-Noranda, la direction de Cogeco-TQS intervint pour empêcher sa diffusion. Le journaliste porta plainte au Conseil de presse mais sans être représenté par son syndicat. La guenille syndicale de TQS, le syndicat FNC-CSN a reconnu « les nombreux impératifs économiques associés à l’exploitation de l’entreprise au sein de laquelle nous oeuvrons »
Avec un syndicat qui défend la course aux cotes d’écoute et la recherche du profit (les impératifs économiques), les travailleuses et les travailleurs de TQS se font manger la laine sur le dos pas seulement par le patron mais aussi par le syndicat.
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ATELIER DE PRATIQUE DE THÉÂTRE ANARCHISTE AVEC DES EXERCICES
avec Monique Surel-Turpin et Nicolas Mourer du groupe La Balancelle, Paris
dimanche le 11 mai, 2008, 13h-17h, 10 avenue du Pins ouest - coût : 5 $
PRÉ-INSCRIPTION À LA LIBRAIRIE L’INSOUMISE, 2033 boul. St-Laurent, ou, par courriel : anarchistefestival@yahoo.ca Info : 514-981-5330
(Le maximum de participants est de 30 personnes – dépêchez-vous !)
L’atelier tentera selon une tradition du théâtre anarchiste de représenter les puissants, les bourgeois, ceux qui ont l’argent et le pouvoir pour dénoncer leur emprise et leur mauvaise foi. Le travail se fera à partir d’études sur l’expression corporelle, les silhouettes, en s’appuyant sur des textes de la fin du XIXème siècle (Farces et Moralités d’Octave Mirbeau, La Grève de Louise Michel). On utilisera également des déclarations actuelles de patrons et des textes de l’auteur hispanique contemporain Rodrigo Garcia qui stigmatise la violence capitaliste de notre société.
L’atelier est animé par La Balancelle, compagnie spécialisée dans le théâtre anarchiste. Monique Surel-Turpin est universitaire et metteuse en scène. Nicolas Mourer est comédien.
Nous nous proposons d’initier un groupe de personnes intéressées à une réflexion et une pratique théâtrale. Nous avons choisi la représentation des bourgeois parce que cela permet un travail accessible à tous d’observation, de caricature, d’analyse de comportements et de mœurs. Le but est à la fois une approche ludique du théâtre et une mise en image théâtrale de l’injustice sociale.
La demi-heure de lecture de textes anarchistes présentera des textes et des chansons :
1° L’ami de l’ordre de Georges Darien : Les bourgeois se réjouissent de l’écrasement de la Commune.
2° La semaine sanglante (chanson).
3° Les souliers de Descaves : persécution du pauvre qui vole pour survivre.
4° Scrupules d’Octave Mirbeau : vol autorisé des riches.
5° La grève de Louise Michel : pouvoir des banques.
6° L’épidémie d’Octave Mirbeau : l’égoïsme des bourgeois.
7° La bande à Riquiqui (chanson).
Nous essaierons ainsi avec nos propres moyens de recréer l’atmosphère d’une maison du peuple ou d’une université populaire à la grande période de l’Anarchie en France. Le théâtre était considéré comme une arme de lutte plus efficace qu’un tract ou un discours. On y mêlait allocutions, pièces, chansons dans un Atelier théâtre anarchiste, communication militante. La solidarité s’imposait. Souvent les séances avaient pour but de venir en aide à des ouvriers en grève ou emprisonnés. Aujourd’hui aussi, la solidarité s’impose dans cette période de précarité et de pouvoir du capital. Nous pouvons reprendre pour la lutte les termes de ceux qui nous ont précédés ; ils n’ont rien perdu de leur force et de leur actualité.
ORGANISÉ PAR LE FESTIVAL DE THÉATRE ANARCHISTE/MONTRÉAL 2008
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